Un partenariat de formation à long terme entre Mercy Ships et les professionnels de santé malgaches commence à produire des résultats cliniques concrets. Les équipes médicales locales sont désormais en mesure de traiter de manière autonome les enfants nés avec un pied bot, une malformation qui peut entraîner une invalidité à vie en l’absence de prise en charge précoce.
Le pied bot est une déformation congénitale dans laquelle un ou les deux pieds tournent vers l’intérieur et vers le bas. Sans intervention rapide, les enfants concernés rencontrent souvent de graves difficultés de mobilité.
La méthode Ponseti, qui repose sur des plâtres successifs, une petite intervention chirurgicale et le port d’attelles, constitue le standard international de référence. Elle permet de corriger environ 90 % des cas et s’avère particulièrement adaptée aux pays à revenu faible ou intermédiaire.
Mercy Ships avait contribué, dès 2015, à la mise en place d’une clinique basée sur la méthode Ponseti à l’hôpital Analakininina de Toamasina, en formant des cliniciens malgaches à cette prise en charge.
Depuis, ces équipes assurent seules les soins, tandis que les programmes de mentorat actuels se concentrent sur la prise en charge des enfants plus âgés et des cas plus complexes.
Cette évolution se traduit concrètement dans le parcours de deux jeunes patients : Fanirisoa, 5 ans, et son frère Vonjy, 3 ans.
Vonjy a été entièrement pris en charge par des cliniciens malgaches formés dans le cadre du programme initial, tandis que Fanirisoa a bénéficié des soins dans le cadre du dispositif de mentorat en cours, destiné à renforcer les capacités chirurgicales locales.
Cet effort de formation a été soutenu par des volontaires internationaux, dont la chirurgienne orthopédiste britannique Rachel Buckingham, qui a travaillé aux côtés des chirurgiens malgaches en salle d’opération pour perfectionner les gestes précis nécessaires à la correction du pied bot.
« L’objectif est de renforcer les capacités d’enseignement et de formation locales afin qu’un jour Mercy Ships ne soit plus nécessaire », a déclaré Buckingham.
Pour le père des garçons, Edmine, les résultats sont transformateurs.
Il raconte que ses fils peuvent désormais se tenir debout et marcher normalement, échappant ainsi aux difficultés physiques et sociales que le pied bot non traité impose souvent.
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