Le Nigéria accélère sa stratégie pour atteindre l’autosuffisance en sucre. Notamment à travers une collaboration interministérielle.
Le Bureau des marchés publics (BPP) et le Conseil national de développement du sucre (NSDC) ont annoncé mercredi, lors d’une réunion à Abuja, un renforcement de leur partenariat visant à dynamiser la filière sucrière nationale.
Lors de cette rencontre, le directeur général du BPP, Adebowale A. Adedokun, a insisté sur l’« urgence » de respecter un calendrier serré : les procédures d’achats publics liées au secteur devront être finalisées avant le 31 mai 2025, avec des inspections terrain prévues dès juin.
Des délais stricts pour les appels d’offres
« Nous garantissons un traitement des demandes des agences gouvernementales en 20 jours maximum », a-t-il précisé, ajoutant que la stratégie d’approvisionnement du NSDC devra être bouclée d’ici janvier 2025.
De son côté, le NSDC, dirigé par Kamar Bakrin, a dévoilé ses priorités pour 2025 : fournir 2 500 plants de canne à haut rendement à la Golden Sugar Company (État du Niger), distribuer engrais et capitaux aux sous-traitants agricoles, et acquérir des équipements de dragage avant février 2025.
« Ces mesures concrètes permettront de réduire les importations et de structurer une chaîne de valeur compétitive », a affirmé M. Bakrin.
Soutien aux agriculteurs et modernisation des équipements
Cette alliance inter-institutions s’inscrit dans le plan national « Sugar for Nigeria », qui vise à combler le déficit de production (plus de 1,7 million de tonnes importées en 2023 selon la Banque centrale). Les deux organismes promettent une « collaboration sans faille » pour éviter les retards et les surfacturations, un fléau récurrent dans les appels d’offres publics.
Le Nigéria, premier consommateur d’Afrique, produit moins de 5 % de ses besoins en sucre. Le gouvernement table sur un investissement de 3,5 milliards de dollars d’ici 2030 pour inverser la tendance.
AC/Sf/APA






