Les obsèques officielles de trois éléments de la Garde présidentielle, décédés lors des événements survenus dans la nuit du 28 au 29 août à Niamey, sont prévues lundi à la Base militaire 101, alors que les autorités nigériennes et la Confédération des États du Sahel (AES) qualifient désormais ces événements de tentative de déstabilisation.
Les obsèques officielles de trois éléments de la Garde présidentielle décédés récemment sont prévues lundi à la Base militaire 101 de Niamey, selon un projet de programme établi par la Direction du protocole d’État du ministère nigérien des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’extérieur.
Les défunts sont l’adjudant Illo Maihatchi, les 2e classes Yahya Idrissa Zamnaou et Ousmane Haboulé Hamissou.
La cérémonie, prévue à 16h30 à la Base militaire 101, sera marquée par une oraison funèbre, des prières, la décoration à titre posthume des trois militaires par le Premier ministre, suivies d’un recueillement et de la présentation des condoléances aux familles en présence des autorités. L’inhumation est prévue à 17h20.
Ces obsèques interviennent deux jours après des événements ayant secoué Niamey dans la nuit du 28 au 29 août, marqués par des tirs contre plusieurs sites sensibles de la capitale.
Dans une première communication, le ministère nigérien de la Défense avait évoqué un « mouvement d’humeur » impliquant des militaires et indiqué que la prompte réaction des Forces de défense et de sécurité avait permis de circonscrire la situation et de reprendre progressivement le contrôle des sites concernés.
La Confédération des États du Sahel (AES) a ensuite qualifié les événements d’« entreprise de déstabilisation » menée par un groupe de militaires.
Selon l’AES, cette tentative avait notamment ciblé la Base aérienne 101 et plusieurs autres sites sensibles de Niamey avant d’être « contenue et mise en échec » par les forces restées loyales aux institutions.
La télévision publique Télé Sahel a rapporté que les événements avaient débuté vers 00h20, avec des attaques menées dans plusieurs secteurs de la capitale par des militaires « en rupture avec le règlement militaire ».
Des militaires auraient notamment pris position dans la caserne de la Base 101, où certains de leurs camarades auraient été séquestrés, avant l’intervention des Forces de défense et de sécurité pour circonscrire le mouvement et reprendre le contrôle des sites concernés.
L’AES a salué la « loyauté, le courage et le sens du devoir » des forces ayant permis, selon elle, de rétablir l’ordre, tout en réaffirmant son soutien aux institutions nigériennes.
La Confédération a également appelé les populations du Niger, du Burkina Faso et du Mali à la vigilance face aux campagnes de désinformation, aux manipulations de l’opinion et aux tentatives de division.
Les autorités n’ont toutefois pas encore communiqué de bilan détaillé des affrontements ni précisé le nombre exact de militaires impliqués dans cette tentative de déstabilisation.
Le projet de programme des obsèques ne détaille pas, pour sa part, les circonstances précises dans lesquelles les trois éléments de la Garde présidentielle ont trouvé la mort.
AC/Sf/APA







