La rencontre à Lisbonne entre le chef de l’opposition mozambicaine Venancio Mondlane et le dirigeant du parti portugais d’extrême droite Chega, Andre Ventura, suscite de vives inquiétudes quant à une possible convergence idéologique et politique.
Le chef de l’opposition mozambicaine Venancio Mondlane s’est entretenu avec le chef du parti d’extrême droite portugais Chega, Andre Ventura, ce qui a suscité des inquiétudes quant à une éventuelle coopération politique entre les deux formations.
La rencontre, qui s’est tenue à Lisbonne, a été décrite par Mondlane comme un effort visant à « rapprocher les positions » et à explorer des synergies sur l’identité nationale et l’immigration.
Mondlane, qui dirige l’Alliance nationale pour un Mozambique libre et autonome (Anamalala) et ancien candidat à la présidentielle, a déclaré que les deux délégations avaient convenu de « défendre le sentiment d’appartenance de chaque citoyen à sa patrie, ainsi que le développement de l’identité de chaque peuple ».
Chega, fondé en 2019 par Ventura, est connu pour sa position anti-immigration, sa rhétorique nationaliste et ses positions controversées sur l’immigration, la race et la religion.
Le parti s’est hissé à la troisième place aux élections législatives portugaises de 2024, obtenant 18 % des voix et 50 sièges, mais reste politiquement isolé en raison de ses opinions extrémistes. Ventura a déjà été condamné à des amendes pour des propos discriminatoires à l’encontre des communautés roms et a exprimé son soutien à des personnalités d’extrême droite comme Donald Trump.
Les démarches de Mondlane auprès de Chega ont suscité des critiques au Mozambique, où certains observateurs l’accusent de s’aligner sur les idéologies colonialistes.
JN/fss/ac/Sf/APA







