Le gouvernement gambien a exprimé mercredi sa profonde inquiétude après le sauvetage de 38 migrants au large de Nouadhibou, en Mauritanie. Selon les premières informations, l’embarcation, partie de Gambie avec environ 180 personnes à bord, transportait des ressortissants de plusieurs pays ouest-africains, tandis que le sort de plus de 140 passagers reste inconnu.
Le gouvernement gambien a fait part mercredi de sa profonde préoccupation après le sauvetage d’une embarcation de migrants au large de Nouadhibou, dans le nord-ouest de la Mauritanie, alors que le sort de plus de 140 passagers demeure inconnu.
Dans un communiqué parvenu à APA, le ministère gambien des Affaires étrangères indique que, selon des informations préliminaires recueillies auprès de l’ambassade de Gambie à Nouakchott, des autorités mauritaniennes et de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), les garde-côtes mauritaniens, avec l’appui de pêcheurs artisanaux, ont secouru le 18 juillet 38 survivants, dont 34 hommes, deux femmes, une fille et un garçon.
Les premiers éléments indiquent que l’embarcation avait quitté la Gambie avec environ 180 personnes à bord, parmi lesquelles une soixantaine de femmes. Les rescapés affirment avoir passé près de 25 jours en mer avant d’être retrouvés.
D’après leurs témoignages, les passagers comprenaient des ressortissants de Gambie, du Sénégal, de Côte d’Ivoire, de Guinée et du Mali. Les autorités mauritaniennes et gambiennes poursuivent les opérations de vérification afin d’établir l’identité et la nationalité des survivants ainsi que le sort des personnes toujours portées disparues.
Le gouvernement gambien a adressé ses condoléances aux familles touchées par cette tragédie et exprimé sa solidarité envers les États dont des ressortissants pourraient figurer parmi les victimes. Il s’est également dit particulièrement attristé par les informations faisant état de deux enfants ayant survécu après avoir perdu des membres de leur famille proche au cours de la traversée.
Par l’intermédiaire de son ambassade à Nouakchott, Banjul affirme travailler en étroite collaboration avec les autorités mauritaniennes, l’OIM et les autres partenaires concernés pour établir les circonstances exactes de l’incident, identifier les survivants, déterminer le sort des personnes toujours introuvables et fournir l’assistance consulaire nécessaire aux ressortissants gambiens.
Le gouvernement a réaffirmé son engagement à protéger la vie, les droits et la dignité de ses citoyens et à renforcer la coopération régionale et internationale pour promouvoir des migrations sûres, ordonnées et régulières, tout en luttant contre les réseaux de trafic de migrants et les causes profondes de la migration irrégulière.
Le ministère des Affaires étrangères a enfin exhorté les Gambiens à privilégier les voies légales de migration et à renoncer aux traversées irrégulières, qu’il juge responsables de pertes humaines répétées en mer.
Ce nouveau drame met une nouvelle fois en lumière la dangerosité de la route atlantique reliant les côtes ouest-africaines aux îles Canaries, considérée comme l’une des plus meurtrières au monde. Selon les données de l’OIM, 54 naufrages y ont été recensés en 2025, entraînant la mort ou la disparition d’au moins 1.214 migrants. Au total, 3.845 migrants ont péri ou disparu en 2025 sur les principales routes migratoires menant vers l’Europe depuis l’Afrique de l’Ouest et du Centre.
Le drame survient quelques jours après que le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a annoncé qu’au moins 144 migrants étaient morts ou portés disparus lors de plusieurs incidents survenus entre le 14 et le 18 juillet au large de la Mauritanie, où 387 personnes ont pu être secourues.
AC/APA







