Portée par la vigueur des marchés américain et européen, l’artisanat de Marrakech a vu ses exportations progresser de 15 % au premier semestre 2025, atteignant 26,5 millions d’euros. Tapis, poteries et articles en bois continuent de tirer la dynamique.
Marrakech confirme son rôle de locomotive dans les exportations artisanales du Royaume. Selon les données publiées par la Direction régionale de l’artisanat et de l’économie sociale de Marrakech-Safi, les ventes à l’international de produits artisanaux ont atteint plus de 279,2 millions de dirhams (environ 26,5 millions d’euros) au premier semestre 2025, contre 242,7 millions sur la même période en 2024, soit une hausse annuelle de 15 %.
Ce rebond est largement à l’actif de la forte demande pour les produits traditionnels marocains, notamment les bijoux, les vêtements artisanaux, mais aussi les tapis, la poterie et le grès. Ces trois dernières catégories représentent à elles seules près de 50 % des exportations totales.
Les États-Unis demeurent le premier marché de destination, absorbant 49 % des exportations. Le marché nord-américain montre un appétit marqué pour les tapis, les poteries, les objets en grès et les articles en bois. L’Europe arrive en deuxième position avec 38 % des exportations, dominée par la France qui capte 18 % du total. Les consommateurs français affichent une préférence notable pour les produits en poterie, les articles issus du travail du bois, ainsi que les produits végétaux.
La Direction régionale souligne que cette performance reflète à la fois une demande internationale soutenue et les efforts déployés pour renforcer la présence des produits marocains sur les marchés étrangers. Une stratégie offensive de conquête de nouveaux débouchés a été mise en œuvre, accompagnée par des actions de promotion ciblées, notamment dans les salons internationaux et les plateformes numériques.
Ce regain d’intérêt pour l’artisanat marocain s’inscrit dans une tendance de valorisation des produits faits main, authentiques et durables. Marrakech, avec son patrimoine culturel riche et la diversité de ses artisans, confirme ainsi sa capacité à transformer son ancrage traditionnel en atout économique d’exportation.





