Un projet financé par la Banque africaine de développement a été relancé le 22 janvier 2026 afin d’améliorer l’accès à l’eau potable dans les régions de Kayes et de Kati. L’initiative intervient dans un contexte de vulnérabilité accrue liée au changement climatique et à la pression démographique.
Le gouvernement malien et la Banque africaine de développement (BAD) ont relancé, jeudi 22 janvier à Bamako, la mise en œuvre du Projet d’appui à l’approvisionnement en eau potable et à l’assainissement résilients au changement climatique dans la région de Kayes et le cercle de Kati. La troisième session du comité de pilotage s’est tenue au siège de la Direction nationale de l’hydraulique, marquant une reprise opérationnelle après plusieurs mois de ralentissement.
Le projet repose sur un accord de financement signé le 3 mai 2023 entre le Mali et la Banque africaine de développement ( BAD), à travers la Facilité africaine de l’eau, pour un montant de 5,857 millions d’euros, soit un peu plus de 3,8 milliards de francs CFA. Il vise à renforcer durablement l’accès à l’eau potable et à l’assainissement tout en réduisant la vulnérabilité des populations face aux effets du changement climatique et aux conséquences persistantes de la pandémie de Covid-19.
Les zones ciblées figurent parmi les plus exposées aux déséquilibres hydriques. La région de Kayes subit à la fois des épisodes de sécheresse prolongée et des inondations plus fréquentes, tandis que le cercle de Kati fait face à une forte croissance démographique liée à l’expansion urbaine de Bamako, accentuant la pression sur les infrastructures existantes.
Selon les données des partenaires techniques, moins de sept Maliens sur dix disposent d’un accès régulier à une source améliorée d’eau potable, un taux qui chute nettement en milieu rural. La dégradation des nappes phréatiques, l’irrégularité des pluies et l’augmentation des températures compliquent davantage la gestion des ressources hydriques.
Le projet prévoit notamment le renforcement des systèmes d’adduction d’eau, l’amélioration des équipements d’assainissement et l’appui aux mécanismes locaux de gestion, avec une approche intégrant la résilience climatique.
L’objectif est de sécuriser l’approvisionnement en eau dans des zones où l’accès demeure fragile, en particulier lors des périodes de forte chaleur ou d’hivernage.
Cette relance s’inscrit dans un contexte régional où l’accès à l’eau est de plus en plus considéré comme un enjeu de stabilité sociale et de prévention des crises. Pour les autorités et les partenaires, la réussite du projet dépendra désormais de la continuité de sa mise en œuvre et de sa capacité à répondre aux besoins concrets des communautés concernées.
MD/ac/Sf/APA







