Les États-Unis ont annoncé l’inculpation du président vénézuélien Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores pour narcoterrorisme et trafic de drogue, après une opération militaire qualifiée de « grande ampleur » ayant permis leur capture et exfiltration du Venezuela. La décision américaine provoque une vive réaction internationale, notamment de Moscou et de responsables politiques européens.
Le département américain de la Justice (DOJ) a indiqué que Nicolas Maduro est poursuivi pour « complot de narcoterrorisme », « complot d’importation de cocaïne », « possession de mitrailleuses et d’engins destructeurs » ainsi que pour « complot en vue de posséder des armes lourdes et des dispositifs destructeurs » contre les États-Unis. Cilia Flores est également inculpée.
Selon le DOJ, le couple devra « répondre de ses actes devant la justice américaine, sur le sol américain ».
Les États-Unis ont mené cette opération militaire spectaculaire, confirmée par le président Donald Trump, qui a indiqué que le couple présidentiel avait été « capturé et exfiltré » du Venezuela. De fortes explosions et des bruits de survols d’avions ou de missiles ont été signalés à Caracas, où le gouvernement vénézuélien a dénoncé une « très grave agression militaire ».
Washington a intensifié ces derniers mois la pression sur Caracas, déployant une partie de sa flotte dans les Caraïbes et frappant certains navires vénézuéliens au nom de la lutte contre le narcotrafic.
La procureure Pamela Bondi a salué, samedi sur X, cette opération, qualifiée de « hautement réussie », et rendu hommage au président Donald Trump pour avoir « exigé des comptes au nom du peuple américain ».
Le ministère russe des Affaires étrangères a exprimé sa « profonde préoccupation » face à la capture et à l’exfiltration du couple présidentiel, dénonçant une « violation inacceptable de la souveraineté d’un État indépendant ».
En France, le leader politique Jean-Luc Mélenchon a critiqué l’opération comme une « intervention militaire d’un autre âge » et un « enlèvement odieux », accusant les États-Unis de s’emparer des ressources vénézuéliennes sous couvert de lutte contre le narcotrafic.
AC/APA






