Le président du Conseil présidentiel libyen Mohamed Menfi a réaffirmé son opposition à toute formule susceptible de prolonger indéfiniment la période de transition, appelant à des élections pour restaurer la légitimité des institutions.
Le président du Conseil présidentiel libyen, Mohamed Menfi, a rejeté les arrangements politiques qui pourraient prolonger la transition en Libye, lors d’une rencontre avec une délégation d’anciens et de chefs communautaires représentant plusieurs régions du pays. Il a insisté sur la nécessité d’accélérer le processus conduisant à des élections afin de mettre fin à une période transitoire qui s’étire depuis plusieurs années.
Selon les déclarations de Menfi, les dispositions transitoires ne doivent pas se transformer en un cadre politique permanent. Il a estimé que le renouvellement de la légitimité politique passe par l’organisation d’élections et par la mise en place d’institutions stables et unifiées, capables de sortir le pays de l’impasse institutionnelle.Le président du Conseil présidentiel a également affirmé que son institution était prête à soutenir tout accord « sérieux et réaliste » permettant de réduire la durée de vie des structures de transition. En revanche, il a rejeté toute formule susceptible de reproduire les divisions politiques et institutionnelles qui continuent de fragmenter le pays.
Au cours de la rencontre, Menfi a souligné que le dépassement de la crise exigeait une volonté nationale et un consensus politique responsable débouchant sur des institutions fondées sur la volonté du peuple libyen. Cette position intervient alors que les discussions entre les principaux acteurs politiques peinent toujours à produire un calendrier électoral consensuel.
La délégation des notables et chefs communautaires a partagé cette approche en rejetant les accords ou arrangements politiques dépourvus de fondement constitutionnel ou juridique, ainsi que toute initiative susceptible d’exclure une partie des acteurs du processus politique. Les participants ont insisté sur la nécessité d’un cadre inclusif pour éviter une nouvelle fragmentation du paysage institutionnel.
Ils ont enfin rappelé que l’avenir politique de la Libye devait être déterminé par les Libyens eux-mêmes. Selon eux, les efforts de résolution de la crise doivent s’appuyer sur une appropriation nationale du processus politique et rester à l’abri des ingérences extérieures, un thème récurrent dans les débats entourant la stabilisation du pays depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.
MK/AK/Sf/APA





