Attendu par les députés, le directeur de la Banque centrale de Libye a préféré rencontrer le Fonds monétaire international (FMI), suscitant la colère du Parlement.
Le député libyen Abdulsalam Nassiya a confirmé le report de la séance parlementaire prévue mardi, au cours de laquelle le gouverneur de la Banque centrale, Naji Issa, était attendu.
Cette affaire met en lumière les tensions croissantes entre les institutions politiques libyennes et les autorités technocratiques.
L’absence du gouverneur s’explique par sa participation à une réunion élargie avec la mission du Fonds monétaire international (FMI), selon des sources locales.
Dans des déclarations à la presse et sur sa page Facebook, Nassiya a vivement critiqué cette décision, la jugeant inacceptable dans un contexte économique difficile.
Il a estimé que le choix du gouverneur de donner la priorité aux consultations de l’article IV avec le FMI, au détriment d’un échange avec le Parlement, reflète une « soumission des institutions souveraines aux acteurs extérieurs ».
« Ces consultations consistent simplement à transmettre des données économiques au FMI. Cela est-il plus important que de présenter les mêmes données aux représentants du peuple libyen ? », a-t-il interrogé, estimant qu’un tel comportement affaiblit la légitimité des réformes économiques.
Selon des sources citées par les médias locaux, Naji Issa aurait informé le président de la Chambre des représentants qu’il se rendait en mission officielle pour rencontrer l’équipe du FMI, en compagnie de son adjoint, des directeurs des antennes de Tripoli et Benghazi de la Banque centrale, ainsi que de responsables de ministères libyens.
SL/ac/APA





