À l’occasion du 179ᵉ anniversaire de l’indépendance du Libéria, le président Joseph Nyuma Boakai a appelé ses compatriotes à mieux connaître leur histoire et à renforcer l’identité nationale. Il a annoncé plusieurs initiatives pour préserver le patrimoine historique du pays et donner aux Libériens un rôle central dans l’écriture de leur récit national.
Le président libérien Joseph Nyuma Boakai a placé la connaissance de l’histoire nationale au cœur des célébrations du 179ᵉ anniversaire de l’indépendance du Libéria, appelant à un leadership historique porté par les Libériens eux-mêmes.
S’exprimant lundi à Buchanan, dans le comté de Grand Bassa, autour du thème « Renforcer l’identité nationale à travers un leadership historique libérien », le chef de l’État a estimé que la préservation de la mémoire collective constitue une condition essentielle pour construire l’avenir du pays.
« Une nation qui comprend son histoire est mieux préparée à façonner son avenir », a déclaré Joseph Boakai, soulignant que le Libéria doit approfondir la connaissance de son parcours, depuis sa création en 1819 jusqu’à son indépendance proclamée en 1847.
Selon lui, l’identité libérienne repose sur plusieurs héritages, notamment la tradition républicaine, l’attachement à la liberté, la résilience du peuple et la diversité culturelle issue des communautés autochtones, des descendants d’Africains revenus des Amériques et des liens avec la diaspora africaine.
À l’occasion de cette commémoration, le président a annoncé la création d’une « Initiative nationale de récupération et de rapatriement historique », destinée à travailler avec des partenaires internationaux, des universités et des institutions culturelles afin de récupérer des copies de documents historiques liés au Liberia.
Il a également annoncé la modernisation des Archives nationales et du Musée national, à travers l’amélioration des infrastructures, la conservation des documents, la numérisation des collections et un meilleur accès pour les chercheurs et les citoyens.
Joseph Boakai a par ailleurs ordonné la création d’un comité technique chargé d’étudier la restauration et la modernisation du Centre culturel de Kendeja, considéré comme un symbole du patrimoine culturel libérien.
Le président a aussi annoncé la relance du Projet national d’histoire, recommandé par la Commission vérité et réconciliation, afin de produire une documentation « inclusive et indépendante » sur le parcours du Liberia.
« L’histoire ne doit jamais être écrite à travers le prisme des intérêts politiques », a-t-il insisté, plaidant pour un travail conduit par des historiens, archivistes, archéologues, anthropologues, linguistes et éducateurs libériens, en collaboration avec des institutions internationales.
Revenant sur le rôle historique du Libéria, première République noire indépendante d’Afrique, Joseph Boakai a rappelé la responsabilité particulière de son pays dans la promotion de la paix, de la démocratie et de la coopération sur le continent.
Il a également évoqué deux événements marquants de 1926, à savoir la signature de la concession Firestone et l’expédition africaine de Harvard au Libéria, qui ont influencé le développement économique et la connaissance scientifique du pays.
À l’approche du bicentenaire de la nation libérienne, le président Boakai a appelé les citoyens à dépasser les divisions du passé et à bâtir une société fondée sur une identité commune, la responsabilité civique et l’unité nationale.
AC/Sf/APA







