Harare a acheminé une assistance humanitaire au Mozambique, durement touché par des inondations meurtrières qui ont déplacé des milliers de personnes et ravagé des infrastructures essentielles.
Le Zimbabwe a dépêché une aide humanitaire au Mozambique à la suite des inondations catastrophiques ayant frappé plusieurs provinces, provoquant d’importants déplacements de populations et de lourds dégâts matériels.
Cette assistance comprend des céréales, des denrées alimentaires, des couvertures et des matériaux de construction, ainsi que le déploiement de deux hélicoptères de secours aérien destinés à appuyer les opérations de recherche et de sauvetage en cours.
Lors de la cérémonie officielle de remise de l’aide à Harare, mercredi, le président par intérim, Kembo Mohadi, a averti que cette catastrophe s’inscrit dans une tendance préoccupante de multiplication des événements climatiques extrêmes en Afrique australe, mettant en péril la sécurité alimentaire, les infrastructures et le développement régional.
« Cette réalité exige un renforcement de la préparation, de la résilience et une action collective », a-t-il déclaré.
Cette aide intervient à la suite d’un appel urgent lancé par les autorités mozambicaines après plusieurs semaines de pluies intenses ayant entraîné des inondations généralisées dans la région.
Le Mozambique a déclenché l’alerte rouge le 16 janvier, face à la montée rapide des eaux ayant submergé des communautés entières dans les provinces de Gaza, Maputo, Maputo Métropolitaine et Nampula.
Parmi les plus graves de ces dernières années, ces inondations ont coupé des axes routiers, endommagé de nombreuses habitations et mis sous forte pression les services d’urgence. L’Afrique du Sud voisine a également été affectée, avec des dégâts signalés dans certaines zones des provinces de Limpopo et de Mpumalanga.
Le Zimbabwe a rappelé avoir récemment apporté un soutien similaire au Malawi à la suite des inondations de décembre, soulignant que la coopération régionale demeure indispensable face à l’intensification des chocs climatiques dans l’Afrique australe.
JN/fss/ac/APA







