Le chef du gouvernement d’union nationale libyen, Abdul Hamid Dbeibah, a reçu à Tripoli des rapports périodiques sur les droits de l’homme longtemps retardés, certains depuis plus de vingt ans, marquant une étape institutionnelle inédite dans le suivi des engagements internationaux du pays.
Le Premier ministre du Gouvernement d’union nationale ( GUN) libyen, Abdul Hamid Dbeibah, a reçu un ensemble de rapports périodiques nationaux sur les droits de l’homme, remis par la ministre de la Justice, Halima Ibrahim, selon une communication officielle. Ces documents, attendus de longue date, couvrent des obligations internationales restées en suspens pendant des périodes allant de dix à plus de vingt ans.
D’après la même source, les rapports traitent de plusieurs thématiques majeures, notamment la prévention de la torture, les droits des personnes en situation de handicap, ainsi que les droits civils et politiques. Certains volets n’avaient pas été actualisés depuis deux décennies, en raison des crises politiques et institutionnelles successives ayant affecté la Libye. Leur finalisation intervient dans un contexte de volonté affichée par les autorités de rétablir un cadre administratif conforme aux normes internationales.
Les documents ont été élaborés dans le cadre d’un mécanisme national dédié, présenté comme une première en Libye. Ce dispositif a bénéficié d’un appui technique des Nations Unies, visant à harmoniser les méthodologies de collecte des données et à assurer la conformité des rapports avec les exigences des organes conventionnels onusiens chargés du suivi des droits de l’homme.
Lors de cette rencontre, M. Dbeibah a souligné que les droits de l’homme constituent une priorité centrale de l’action de son gouvernement. Il a qualifié la soumission de ces rapports d’« étape stratégique », estimant qu’elle reflète un retour à la discipline institutionnelle et à la régularité administrative après des années de dysfonctionnements. Selon lui, cette démarche contribue également à renforcer la position internationale de la Libye et sa crédibilité auprès des partenaires multilatéraux.
Le chef du gouvernement a en outre insisté sur l’importance de poursuivre ce travail de mise à jour et de suivi, afin d’inscrire durablement la Libye dans les mécanismes internationaux de protection des droits fondamentaux. La remise de ces rapports devrait permettre la reprise du dialogue avec les instances compétentes des Nations Unies, dans l’attente de leurs évaluations et recommandations officielles.
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