Lomé a salué la désignation du président Faure Essozimna Gnassingbé comme potentiel médiateur dans le conflit entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda. Une proposition formulée par le président angolais João Lourenço, président en exercice de l’Union africaine (UA), et à laquelle Lomé a officiellement répondu favorablement.
Le Togo a salué, lundi, la proposition faite par l’Union africaine (UA) de confier au président Faure Essozimna Gnassingbé la médiation dans le conflit opposant la République démocratique du Congo (RDC) au Rwanda. Cette réaction officielle togolaise intervient dans un contexte de transition diplomatique au sein de l’organisation continentale, après le retrait annoncé du président angolais João Lourenço de ce rôle.
« Nous remercions le Bureau de l’Assemblée de l’Union africaine et,en particulier, le président Lourenço de l’Angola pour sa proposition, et nous confirmons la disponibilité de Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé pour aider à la réconciliation, à la paix et à la stabilité sur la situation de l’Est de la RDC », a déclaré le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, sur ses réseaux sociaux.
Cette prise de position togolaise fait suite à une réunion virtuelle de la table de l’Assemblée de l’UA, présidée par João Lourenço, qui a annoncé son souhait de se retirer du rôle de médiateur pour se consacrer « aux priorités générales définies par l’organisation continentale », selon un communiqué publié à Luanda le 24 mars.
La réponse de Lomé marque une volonté affirmée de s’impliquer dans la résolution d’une crise aux répercussions régionales majeures. Le Togo, qui s’est illustré ces dernières années dans plusieurs médiations diplomatiques, entend mettre cette expérience au service de la paix en Afrique centrale.
La candidature du président togolais doit encore être formellement validée par l’Assemblée des chefs d’État et de gouvernement de l’UA, à travers la procédure dite « du silence », prévue par les textes de l’organisation.
Outre le président ghanéen John Dramani Mahama, son homologue mauritanien Mohamed Ould Ghazouani, le vice-président burundais Prosper Bazombanza, et les ministres des Affaires étrangères de Tanzanie et de Djibouti, la réunion a vu la participation du président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat.
Lors de ces échanges, João Lourenço a mis en garde contre la détérioration humanitaire persistante dans l’Est de la RDC, appelant à une réponse politique robuste et coordonnée.
La Commission de l’Union africaine a annoncé qu’elle finalise actuellement les documents nécessaires à l’officialisation du mandat de médiation, incluant une feuille de route détaillée et les mécanismes d’appui prévus.
Parallèlement, le 2ᵉ Sommet conjoint de l’EAC et de la SADC, tenu le même 24 mars, a désigné cinq anciens chefs d’État africains comme facilitateurs pour cette crise, avec pour mission de désigner un médiateur principal. La proposition togolaise pourrait ainsi s’intégrer à cet effort multilatéral, en complémentarité avec les mécanismes existants.
AC/Sf/APA







