Les Algériens établis à l’étranger ont commencé à voter pour les élections législatives du 2 juillet, tandis que la campagne électorale sur le territoire national entre dans ses dernières heures avec des appels à une forte participation.
Les opérations de vote pour les élections législatives algériennes du 2 juillet ont débuté au sein de la communauté nationale établie à l’étranger, conformément au calendrier fixé par l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE). Au total, 854 285 électeurs inscrits hors du pays sont appelés aux urnes, sur un corps électoral national de 24 millions 727 041 électeurs. Douze sièges de l’Assemblée populaire nationale (APN) sont réservés à la diaspora, contre huit lors de la précédente législature.
Selon l’ANIE, 66 listes de partis politiques et de candidats indépendants sont en lice pour ces sièges. Les opérations de vote ont notamment commencé en Tunisie, en Italie, en Belgique et au Luxembourg. Les bureaux de vote resteront ouverts quotidiennement de 8h00 à 18h00 jusqu’au 2 juillet, avec une prolongation jusqu’à 20h00 le jour du scrutin afin de faciliter la participation. La législation électorale autorise également le vote par procuration, sous certaines conditions, auprès des représentations diplomatiques et consulaires.
Les autorités électorales soulignent que la campagne menée auprès de la diaspora s’est appuyée à la fois sur des déplacements des candidats et sur les plateformes numériques. En Tunisie, 15.126 électeurs sont inscrits et répartis entre les consulats d’Alger à Tunis, au Kef et à Gafsa. L’Italie relève, pour sa part, de la huitième circonscription électorale de la diaspora, coordonnée depuis Madrid et couvrant quatorze pays d’Europe du Sud et de l’Est ainsi que la Turquie.
Sur le territoire national, la campagne électorale s’achève ce dimanche à minuit, avant le début de la période de silence électoral. À l’approche du scrutin, les principales formations politiques ont multiplié les appels à une forte mobilisation des électeurs, le taux de participation constituant l’un des principaux enjeux de ces élections.
La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, a plaidé pour la défense des droits et des libertés ainsi que pour un élargissement de l’espace médiatique. Le premier secrétaire national du Front des forces socialistes (FFS), Youcef Aouchiche, a appelé les citoyens, notamment les jeunes, à participer massivement au vote afin de contribuer à la vie politique.
De son côté, le président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Atmane Mazouz, a présenté les législatives comme une étape de consolidation de l’État de droit, tandis que Tahar Benbaïbeche, président d’El-Fadjr El-Djadid, a défendu un programme axé sur la jeunesse, l’éducation et la lutte contre la consommation de drogues.
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