Le Nigéria prévoit une hausse significative de sa production pétrolière grâce à de nouveaux investissements dans le secteur amont, soutenus par des projets totalisant 18,2 milliards de dollars.
La Commission nigériane de réglementation du pétrole en amont (NUPRC) affirme que l’augmentation des investissements dans le secteur amont devrait porter la production de pétrole brut du pays à environ 1,89 million de barils par jour, contre 1,39 million en septembre. Le directeur général de la NUPRC, Gbenga Komolafe, a indiqué lors du Sommet mondial des énergies 2025 à Londres que cette progression résulterait des 28 plans de développement de champs approuvés cette année, générant également plus de deux milliards de pieds cubes standard de gaz par jour.
M. Komolafe a précisé que ces projets débloqueraient au total 1,4 milliard de barils de pétrole et 5,4 billions de pieds cubes de gaz supplémentaires, soutenus par des investissements en capital de 18,2 milliards de dollars. Selon lui, ces résultats illustrent la trajectoire de croissance du secteur amont nigérian et sa capacité à attirer des financements pour maintenir son rôle de pôle énergétique mondial de premier plan, a rapporté Eniola Akinkuotu, responsable des médias et de la communication stratégique de la Commission.
Le patron de la NUPRC a ajouté que la Commission mettait en œuvre des réformes audacieuses et des actions stratégiques pour transformer les défis liés à la transition énergétique en opportunités, invitant les investisseurs à profiter des vastes perspectives avant le prochain cycle d’octroi de licences par blocs. Il a également souligné les succès des initiatives précédentes, comme les licences de prospection pétrolière de 2022 et le cycle historique de 2024, jugé transparent par les parties prenantes, notamment l’Initiative nigériane pour la transparence dans les industries extractives.
M. Komolafe a rappelé que l’activité des plateformes de forage est passée de 8 en 2021 à 70 aujourd’hui, dont 41 forent actuellement sur site, et que la production est passée de 1,46 million de barils par jour en octobre 2024 à environ 1,8 million aujourd’hui. Il a cité des investissements majeurs récents, comme les projets gaziers Bonga Nord (5 milliards de dollars) et Ubeta (500 millions de dollars), comme preuve de la confiance retrouvée des investisseurs à long terme.
Il a enfin insisté sur le fait que la transition énergétique constitue une question de sécurité énergétique pour le Nigéria et le continent, soulignant que la loi de 2021 sur l’industrie pétrolière a permis de clarifier et de remodeler le cadre réglementaire, en cohérence avec la stratégie nationale « Décennie du gaz ».
GIK/fss/ac/APA







