Construit sur 15 hectares à Sénou, près de Bamako, le nouvel état-major du Bataillon autonome des forces spéciales et des centres d’aguerrissement (BAFS-CA) doit renforcer les capacités opérationnelles des forces spéciales maliennes.
Le Mali s’est doté d’un nouvel état-major de ses forces spéciales, en regroupant les fonctions de commandement, d’entraînement et d’hébergement, tandis que sa mise en service accompagne la création du Commandement des opérations spéciales (COS), chargé de coordonner quatre unités d’élite.
Le président de la Transition, le général Assimi Goïta, a inauguré mardi 15 septembre ce nouvel état-major du Bataillon autonome des forces spéciales et des centres d’aguérissement (BAFS-CA), en présence des principales autorités civiles et militaires du pays.
Financé sur le budget national, le complexe comprend des bâtiments administratifs et d’hébergement, un restaurant, une salle de sport, des magasins et une place d’armes. Des équipements d’assainissement, d’alimentation en eau et de protection contre les incendies y ont également été installés.
Selon le ministre délégué à la Défense, Oumar Diarra, le site doit améliorer les conditions de travail des militaires et leur préparation opérationnelle. Les autorités n’ont communiqué ni le coût du projet, ni sa capacité d’accueil, ni la durée des travaux.
La cérémonie a également mis en lumière le Commandement des opérations spéciales (COS), créé par des textes adoptés en Conseil des ministres le 18 juin 2025. Le gouvernement avait alors reconnu des insuffisances dans l’emploi et la coordination des différentes unités spécialisées.
Le COS regroupe le BAFS-CA, la Force antiterroriste, le Groupement de reconnaissance et d’intervention ainsi que la Force spéciale Air. Son organisation prévoit un organe de commandement et un centre chargé de planifier et de conduire les opérations spéciales.
Des étendards ont été remis aux commandants du BAFS-CA et de la Force antiterroriste. Assimi Goïta a ensuite remis les insignes du COS aux responsables de ces deux formations. Ces gestes marquent une nouvelle étape institutionnelle, sans indication officielle sur le calendrier de pleine mise en service du commandement.
Cette réorganisation intervient moins de cinq mois après les attaques coordonnées du 25 avril contre Bamako, Kati et plusieurs installations militaires. Assimi Goïta avait lui-même dirigé le BAFS avant son arrivée au pouvoir en août 2020.
La cérémonie s’est achevée par des décorations et un hommage aux militaires tués ou blessés. Le chef d’état-major général, Élisé Jean Dao, a également réaffirmé la volonté de ramener auprès de leurs familles les soldats encore retenus en otage.
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