Le Kenya a obtenu un financement de 750 millions de dollars auprès du Groupe de la Banque mondiale dans le cadre d’une opération d’appui aux politiques de développement, destinée à renforcer les réformes de gouvernance, améliorer la gestion des finances publiques et élargir la protection sociale en faveur des populations les plus vulnérables.
Dans un communiqué publié mardi à Nairobi, la Banque mondiale précise que le nouveau financement accordé au Kenya comprend un prêt de 340 millions de dollars de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), et un crédit concessionnel de 410 millions de dollars octroyé par l’Association internationale de développement (IDA).
Selon l’institution financière internationale, ces ressources contribueront aux efforts du Kenya visant à instaurer un cadre réglementaire stable et prévisible, propice à la création d’emplois, à l’attraction des investissements privés et à la réduction de la pauvreté.
La Banque mondiale indique que cette deuxième opération d’appui aux politiques de développement en faveur de la soutenabilité budgétaire et de la croissance résiliente du Kenya accompagne le programme de réformes du gouvernement destiné à rendre l’utilisation des ressources publiques plus transparente, plus efficace et plus équitable, tout en renforçant la lutte contre la corruption.
Le programme vise également à protéger les catégories les plus vulnérables de la population grâce à l’appui apporté au règlement général de 2026 sur la protection sociale, qui établit un cadre plus clair pour la mise en œuvre des mécanismes d’assistance sociale.
La Banque mondiale a encouragé les autorités kényanes à maintenir la dynamique des réformes afin de garantir, à long terme, la viabilité des finances publiques et de la dette, tout en réaffirmant son engagement à accompagner le pays dans la construction d’une économie plus transparente, plus résiliente et plus inclusive.
Selon le gouvernement kényan, les fonds seront versés via le Compte unique du Trésor, un mécanisme destiné à améliorer le contrôle des finances publiques en réduisant les liquidités inutilisées dispersées dans de multiples comptes, en limitant le recours coûteux aux découverts et en offrant au Trésor une vision plus précise des disponibilités financières de l’État.
Le programme soutient également l’extension du système électronique de passation des marchés publics afin d’améliorer la transparence, la concurrence et la redevabilité dans l’attribution des contrats publics. Les autorités estiment que la numérisation des procédures d’achat public contribuera à réduire les risques de corruption, à renforcer la traçabilité des opérations et à diminuer les coûts de passation des marchés.
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