Le Conseil Ouest et Centre africain pour la recherche et le développement agricoles (Coraf) forme à Dakar une cinquantaine d’acteurs du Réseau en agroécologie pour la durabilité des systèmes alimentaires en Afrique de l’Ouest et du Centre (RADiUS) à la gestion rigoureuse, transparente et éthique des ressources, pour accompagner la transition agroécologique dans la région.
Une cinquantaine d’acteurs venus de cinq pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre participent, du 21 au 25 juillet à Dakar, à un atelier régional de renforcement des capacités sur la gestion financière, la passation des marchés, la communication et la gestion des connaissances dans le cadre du projet RADiUS. Financé par l’Union européenne, ce projet entend promouvoir l’agroécologie pour des systèmes alimentaires durables en Afrique.
RADiUS, acronyme de Réseau en Agroécologie pour promouvoir la Durabilité des systèmes alimentaires en Afrique de l’Ouest et du Centre, est un projet régional coordonné par le Conseil Ouest et Centre Africain pour la Recherche et le Développement Agricoles (Coraf).
Il réunit plusieurs institutions scientifiques, dont des universités, des centres de recherche et des ONG. Son objectif est d’accompagner la transition agroécologique des exploitations agricoles à travers la diffusion de technologies innovantes, le renforcement des capacités, et la valorisation des connaissances.

« Cet atelier n’est pas une simple rencontre technique. Il s’agit d’un moment important dans le parcours de mise en œuvre du projet RADiUS, » a souligné Dr Moumini Savadogo, Directeur exécutif du Coraf, en ouvrant officiellement les travaux.
Le projet RADiUS repose sur une coordination multi-acteurs dans cinq pays — Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire et Sénégal — et sur une stratégie partagée de gestion des ressources.
« Il s’agit en réalité de s’assurer que tous les acteurs clés du projet disposent des procédures, des standards qui gouvernent tous les aspects de gestion financière, d’achat, de communication et de gestion des connaissances. C’est ce qui va constituer le fondement pour une gestion efficace des ressources humaines, financières et des produits générés, » a expliqué Dr Savadogo.
Le responsable du Coraf a insisté sur la nécessité d’aligner les pratiques, de renforcer la transparence et de garantir une bonne gouvernance du projet. « C’est une question de probité. C’est une question d’intégrité dans la gestion des ressources. C’est une question d’éthique, » a-t-il martelé.
L’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, membre du consortium, a réaffirmé son engagement aux côtés du Coraf. Représentant le recteur, le professeur Ismaïla Diouf a plaidé pour une implication renforcée de l’université. « Je pense que l’université, en tant que partenaire du Coraf, pourrait apporter une contribution capitale. Nous disposons de compétences internes, notamment à travers notre division “Gestion de la coopération”, pour accompagner les volets financiers et techniques du projet, » a-t-il indiqué.
Il a également souligné que « le renforcement des compétences administratives, scientifiques et opérationnelles est indispensable pour réussir la transition agroécologique dans notre pays, » en appelant à une meilleure coordination entre institutions de recherche et communautés locales.
RADiUS s’inscrit dans le cadre de l’initiative DeSIRA+ (Development Smart Innovation through Research in Agriculture), portée par l’Union européenne, qui vise à relier plus efficacement la recherche et l’innovation aux besoins des utilisateurs.
Il entend structurer un réseau régional d’innovation agroécologique à travers des outils partagés, une stratégie de communication efficace et une gestion harmonisée des connaissances.
ARD/Sf/ac/APA







