L’objectif de la campagne lancée sur le dysfonctionnement érectile est de réduire la stigmatisation, d’encourager le recours à des traitements sûrs et réglementés, et de renforcer le rôle des professionnels de santé dans la prise en charge de la santé sexuelle des hommes africains.
La société pharmaceutique Viatris a lancé sa campagne « EmpowerED for Life » pour sensibiliser à la dysfonction érectile (DE) et promouvoir la santé masculine en Afrique, a appris APA de source officielle.
Le communiqué, parvenu à APA ce 4 août, précise que cette initiative panafricaine vise à briser les tabous autour de la DE, à encourager le dialogue ouvert, la diffusion d’informations fiables et l’accès à des soins professionnels.
La campagne a été lancée au cours d’un webinaire de haut niveau réunissant médecins, décideurs, médias et acteurs communautaires du continent, organisé le 29 juillet dernier.
« La stigmatisation entourant la dysfonction érectile empêche souvent les hommes de chercher l’aide médicale dont ils ont besoin et qu’ils méritent. Avec EmpowerED for Life, nous militons pour plus d’empathie, des soins fondés sur des preuves et la normalisation des discussions ouvertes », a déclaré Arvind Kanda, Directeur des Marchés d’accès chez Viatris pour l’Afrique subsaharienne.
Selon le communiqué, la DE est un indicateur de troubles de santé souvent plus graves comme le diabète, les maladies cardiovasculaires, l’hypertension ou encore la dépression.
En Afrique, la prévalence est particulièrement élevée, avec des taux dépassant les 65 % dans certains pays, et près de 85 % des hommes concernés ne consultent pas, estiment les organisateurs de la rencontre.
Au Sénégal, le Professeur Papa Ahmed Fall, chef du service d’urologie-andrologie à l’Hôpital Dalal Jamm, estime que « la dysfonction érectile n’est ni une malédiction ni une faute morale. C’est un problème médical qui révèle souvent des troubles de santé plus profonds. »
Déployée notamment au Nigéria, au Kenya, au Ghana, en Côte d’Ivoire, en Afrique du Sud et au Sénégal, la campagne combine sensibilisation numérique, mobilisation communautaire, formation des professionnels et partenariats avec les prestataires de santé.
Elle repose sur quatre axes : sensibilisation, éducation, engagement et autonomisation.
ARD/ac/Sf/APA






