Le gouvernement de l’Etat de Lagos s’apprête à créer le premier centre financier international d’Afrique de l’Ouest, en partenariat avec le gouvernement britannique.
Un communiqué du Bureau de communication du Haut-Commissariat britannique, publié lundi, indique que TheCityUK, un partenariat entre le gouvernement britannique, le gouvernement de l’État de Lagos, le Conseil du Centre financier international de Lagos (LIFC) et Enterprise NGR, a dévoilé un rapport majeur intitulé « Création d’un centre financier international à Lagos, au Nigeria ».
Ce nouveau rapport présente une feuille de route stratégique visant à faire de Lagos le pôle d’attraction des capitaux d’investissement internationaux en Afrique de l’Ouest, stimulant ainsi l’innovation et une croissance durable dans tout le pays et la région.
L’initiative LIFC s’inscrit dans le cadre de l’Agenda 2050 du Nigéria et du Plan de développement de l’Etat de Lagos 2052, avec pour objectifs d’assurer une prospérité économique à long terme, d’approfondir les marchés financiers et d’attirer des investissements mondiaux productifs.
Ce projet illustre la force des partenariats public-privé, associant la vision du gouvernement aux entreprises du secteur privé désireuses de tirer parti du marché jeune et dynamique du Nigéria pour contribuer à la croissance économique. Le rapport a été présenté à la marina de la State House de Lagos, en présence notamment de Sanwo-Olu, du Haut-Commissaire adjoint britannique Jonny Baxter, ainsi que d’Aigboje Aig-Imoukhuede et d’Obi Ibekwe, respectivement président et directeur général d’Entreprise GR.
Parmi les points clés du rapport :
« Vision stratégique : Le LIFC soutiendra l’ambition du Nigéria de devenir un pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure d’ici 2050, en favorisant une croissance inclusive, en réduisant la pauvreté et en créant des emplois à haute valeur ajoutée, en particulier pour la jeunesse nigériane talentueuse.
Collaboration internationale :
Le rapport souligne l’importance d’une coopération étroite entre le Royaume-Uni et le Nigéria , s’appuyant sur les meilleures pratiques et les normes internationales pour aligner le LIFC sur les standards internationaux.
Recommandation de modèle :
Le rapport recommande également le développement d’un modèle de centre financier international (CFI) indépendant pour Lagos et les mesures à prendre pour y parvenir. Un CFI apporterait une plus grande clarté réglementaire, une simplification du cadre fiscal et des politiques publiques, et renforcerait la confiance des investisseurs et les retombées économiques pour l’ensemble de l’économie nigériane.
Atouts uniques : Le LIFC devrait se concentrer sur les domaines susceptibles de générer les plus grands avantages économiques, en adéquation avec les intérêts des investisseurs. »
Les consultations ont permis de dégager trois axes prioritaires pour la création du Centre financier international de Lagos (LIFC) : la finance verte et durable, les technologies financières et l’innovation, ainsi que le négoce de matières premières et les marchés de capitaux. Ces secteurs sont considérés comme des moteurs essentiels de la compétitivité et de la croissance futures du Nigéria.
Dans le rapport, M. Sanwo-Olu a déclaré : « Lagos est pleinement engagée dans la création du LIFC. Nous savons qu’il s’agit d’un moyen efficace de faciliter les échanges commerciaux et de renforcer la compétitivité des marchés financiers. En tant que principal centre économique et financier du Nigéria, Lagos joue un rôle crucial dans le développement des marchés de capitaux du pays. Nous devons créer un écosystème qui facilitera les flux d’investissement, améliorera la
liquidité du marché et promouvra l’éducation financière (…)
L’initiative du LIFC permettra non seulement de renforcer notre infrastructure de marché, mais aussi de créer de nouvelles opportunités de partenariats public-privé dans les domaines de la technologie et du développement des marchés de capitaux. Elle favorisera la fluidité des échanges, attirera les investissements étrangers et renforcera la compétitivité des marchés financiers. »
M. Baxter a commenté : « La publication du rapport sur le Centre financier international de Lagos témoigne de l’approfondissement du partenariat entre le Royaume-Uni et le Nigéria, alliant les atouts de Lagos à l’expertise britannique. »
S’appuyant sur une analyse claire et factuelle et lancé à un moment charnière du processus de réforme du Nigéria, le LIFC a le potentiel de mobiliser d’importants investissements nationaux et internationaux, d’approfondir les marchés de capitaux, de créer des emplois et de stimuler une croissance économique durable dans tout le pays, et pas seulement dans l’Etat de Lagos.
Nicola Watkinson, directrice générale internationale de TheCityUK, a déclaré : « Le Nigéria est un marché vaste, dynamique et à forte croissance, et le Centre financier international de Lagos pourrait jouer un rôle essentiel dans son avenir. En créant un environnement commercial et réglementaire moderne et intégré, ainsi qu’un écosystème
financier performant, le LIFC va favoriser l’attraction de capitaux nationaux et internationaux, approfondira les marchés intérieurs, facilitera l’innovation dans les technologies financières et la finance verte, et créera des emplois à haute valeur ajoutée pour la
jeunesse nigériane (…)
« Soutenir le développement de Lagos en tant que centre financier international illustre parfaitement la manière dont le Royaume-Uni et le Nigeria renforcent leur partenariat stratégique. »
Pour rappel, le gouverneur de l’Etat de Lagos, M. Babajide Sanwo-Olu, avait annoncé lors du récent salon Investopia Africa que l’Etat allait inaugurer prochainement le Centre financier international de Lagos, un projet réalisé en collaboration avec des partenaires internationaux et visant à positionner l’Etat comme un pôle d’investissement et à faciliter les affaires.
GIK/fss/Sf/ac/APA






