La compagnie nationale sud-africaine d’électricité Eskom a affirmé qu’une hausse temporaire et localisée de la radioactivité atmosphérique, enregistrée lors d’une opération de maintenance de routine à l’unité 2 de la centrale nucléaire de Koeberg, n’a présenté aucun risque pour les travailleurs, la population ou l’environnement.
Une hausse temporaire et localisée de la radioactivité s’est produite les 2 et 7 juillet, à l’unité 2 de la centrale nucléaire de Koeberg, dans une zone de travail contrôlée au cours d’inspections par courants de Foucault (Eddy Current Testing), une méthode standard utilisée à l’échelle mondiale pour évaluer l’intégrité des tubes des générateurs de vapeur.
Des équipements de surveillance hautement sensibles ont détecté une augmentation de courte durée de particules microscopiques d’oxyde en suspension dans l’air, communément appelées « crud » dans l’industrie nucléaire. Cette détection a déclenché automatiquement une alarme et entraîné l’interruption temporaire des opérations d’inspection.
Selon Eskom, l’activité radioactive observée est restée confinée à la zone de travail désignée à l’intérieur de l’enceinte de confinement de l’unité 2 et n’a donné lieu à aucun rejet de matières radioactives au-delà des barrières de protection de la centrale.
L’événement a été classé au niveau 0 de l’Echelle internationale des événements nucléaires et radiologiques (INES), ce qui signifie qu’il ne présente aucune importance du point de vue de la sûreté.
« Cet événement n’a eu aucun impact sur la sûreté nucléaire, l’exploitation de la centrale, les employés, le public ou l’environnement », a indiqué Eskom dans un communiqué publié dimanche.
Les équipes sur place ont immédiatement sécurisé la zone concernée, laissé les systèmes de ventilation et de filtration de l’air éliminer les particules en suspension, puis procédé à des évaluations radiologiques avant la reprise des travaux de maintenance.
L’entreprise a souligné que les multiples niveaux de confinement et de surveillance de la centrale avaient fonctionné conformément aux procédures prévues, démontrant l’efficacité de son dispositif de sûreté fondé sur le principe de la « défense en profondeur ».
L’unité 2 de Koeberg est à l’arrêt pour maintenance programmée depuis avril et son redémarrage demeure prévu pour le mois de novembre, tandis que l’unité 1 poursuit son exploitation normale.
Eskom a précisé que cet incident n’a eu aucune incidence sur la sûreté nucléaire, les performances de la centrale ni le calendrier des travaux de maintenance. Les personnels concernés ont, en outre, bénéficié d’un débriefing complet en matière de sécurité.
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