Le président tunisien a exprimé son inquiétude face à des dysfonctionnements persistants au sein des services publics, évoquant des « pratiques anormales » et des manœuvres de déstabilisation.
Lors d’un entretien tenu mercredi 6 août 2025 au palais de Carthage avec la cheffe du gouvernement Sarra Zafrani Zanzeri, le président tunisien Kaïs Saïed a dénoncé des défaillances dans le fonctionnement de plusieurs institutions publiques. S’il n’a pas explicitement désigné les responsables, il a pointé des comportements jugés « anormaux » observés ces dernières semaines au sein de l’appareil administratif.
Le chef de l’État a laissé entendre qu’une forme d’obstruction ou de sabotage institutionnel pourrait être à l’œuvre, en affirmant que le peuple tunisien « est pleinement conscient de ce qui se trame dans les coulisses ». S’il n’a pas livré de détails, sa déclaration s’inscrit dans un climat politique tendu, où les critiques à l’égard de la gestion gouvernementale et des tensions sociales se font plus pressantes.
Kaïs Saïed semble vouloir réaffirmer son autorité sur l’exécutif, dans un contexte de défiance croissante envers certaines structures de l’administration. Cette sortie s’ajoute à une série de discours marqués par une rhétorique de vigilance et de dénonciation des tentatives présumées de nuire à la stabilité de l’État.
Alors que la Tunisie traverse une phase économique difficile, ponctuée de tensions sociales et de négociations bloquées avec le FMI, le chef de l’État maintient sa posture de gardien de l’ordre institutionnel, multipliant les signaux à l’endroit d’une partie de l’appareil d’État qu’il juge peu coopérative, voire déloyale.
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