Le président ghanéen appelle les investisseurs étrangers à implanter des usines dans le pays pour mettre fin aux exportations de matières premières non transformées et renforcer l’économie locale.
S’exprimant lors du premier Sommet et Salon ghanéen sur l’investissement dans les cultures arboricoles à Accra, John Dramani Mahama a dénoncé le système actuel qui prive les agriculteurs et l’économie d’une juste rémunération. « Nous n’exporterons plus de noix de cajou brutes. J’invite nos partenaires investisseurs à développer les capacités de transformation locales », a déclaré le président.
Cette directive s’étend également au karité et au caoutchouc. Le gouvernement vise à transformer localement 50 à 60 % des produits issus des cultures arboricoles chaque année, grâce à l’expansion des parcs agro-industriels, des incitations pour les transformateurs privés et un renforcement du contrôle réglementaire par l’Autorité de développement des cultures arboricoles.
Le sommet, organisé avec le soutien de la Banque mondiale, se tient du 17 au 20 février 2026 sous le thème : « Croissance durable grâce aux investissements dans les cultures arboricoles : repenser et construire l’économie verte du Ghana ».
Dans ce cadre, le président Mahama a relancé le Projet de diversification des cultures arboricoles, doté de 200 millions de dollars, qui prévoit la distribution de millions de plants d’anacardier, d’hévéa et de cocotier à plus de 30 000 agriculteurs et l’octroi de subventions à 185 PME. « Nos agriculteurs doivent voir des résultats, pas de la paperasserie », a insisté le président.
Selon Mahama, il est crucial pour le Ghana de se détourner des exportations de matières premières, rappelant que cette dépendance remonte à l’époque coloniale, notamment pour le cacao, afin de stimuler la transformation locale et renforcer la valeur ajoutée nationale.
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