Le projet de gazoduc Maroc-Nigéria,qui a bénéficié de l’aval de la Cédéao, promet des avantages économiques et sociaux importants pour les 13 pays situés le long de son parcours, transformant potentiellement l’accès à l’énergie et les opportunités économiques dans toute l’Afrique de l’Ouest.
Le projet de gazoduc Maroc-Nigéria semble progresser significativement, Rabat accueillant cette semaine plusieurs réunions de haut niveau pour discuter du projet, en présence de représentants de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao).
Le projet, qui s’étendra sur 13 pays africains, a pris de l’ampleur lors des réunions du comité technique et du comité de pilotage qui se sont tenues les 10 et 11 juillet à Rabat.
Ces réunions ont réuni les principaux dirigeants des compagnies pétrolières nationales de toute l’Afrique de l’Ouest pour examiner l’avancement du projet.
Les réunions ont été organisées par des responsables de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) du Maroc, auxquels ont également participé des représentants de la Cédéao.
Cet ambitieux pipeline a déjà franchi plusieurs étapes importantes. Les ingénieurs ont achevé les études de conception détaillées en 2024, et les équipes ont finalisé les études d’impact environnemental et social pour la section nord. Des études similaires sont actuellement en cours pour le segment sud, reliant le Nigéria au Sénégal.
Une fois terminé, le gazoduc transportera 30 milliards de mètres cubes de gaz par an. Les promoteurs prévoient de le construire en plusieurs phases, une société holding supervisant le financement et la construction. Trois sociétés de projet distinctes géreront les différents segments du tracé.
En décembre 2024, les dirigeants ouest-africains ont approuvé l’Accord intergouvernemental lors du 66e Sommet de la Cédéao, précisant les droits et les responsabilités de chaque pays concernant le projet.
Lors des réunions de Rabat, les responsables ont signé un nouveau protocole d’accord entre trois acteurs clés, à savoir la National Petroleum Company Limited (NNPC) du Nigéria, l’ONHYM du Maroc et la Société nationale du gaz du Togo (SOTOGAZ).
Cet accord marque l’entrée officielle du Togo dans le projet et complète la série de partenariats avec tous les pays situés le long du tracé du pipeline.
Le gazoduc partira du Nigéria et longera la côte atlantique en passant par le Bénin, le Togo, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Libéria, la Sierra Léone, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Gambie, le Sénégal et la Mauritanie avant d’atteindre le Maroc. De là, il sera raccordé au gazoduc Maghreb-Europe et aux réseaux gaziers européens.
Le projet fournira également du gaz à trois pays enclavés, dont le Niger, le Burkina Faso et le Mali.
MK/ac/Sf/APA






