Les Gabonais votent ce samedi pour renouveler l’Assemblée nationale et les conseils locaux, dans un climat marqué par la contestation d’une partie de l’opposition.
Les Gabonais se rendent ce samedi 27 septembre aux urnes pour élire leurs députés et conseillers locaux, quelques mois après l’élection présidentielle d’avril dernier remportée dès le premier tour par le général Brice Clotaire Oligui Nguema.
Selon le ministère de l’Intérieur, plus de 18 800 candidatures ont été validées pour 3 223 sièges, dont 145 à l’Assemblée nationale et 3 078 au niveau local. Par ailleurs, 156 445 modifications ont été apportées aux listes électorales, comprenant 18 170 nouveaux inscrits, 124 472 changements de centres de vote, 617 radiations et 13 682 mises à jour diverses.
La campagne pour ce premier tour, entamée le 17 septembre, s’est achevée vendredi soir. Le second tour est prévu du 1er au 10 octobre.
En amont du vote, le ministère de l’Intérieur a ordonné la fermeture temporaire des débits de boisson sur tout le territoire national, du vendredi 26 septembre à 23h30 jusqu’au samedi 27 septembre à minuit, afin de garantir l’ordre public.
Malgré l’ampleur des préparatifs, le mouvement Ensemble pour le Gabon, dirigé par l’ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze, après avoir demandé vainement le report des élections a dénoncé dans un communiqué daté du 26 septembre de « graves atteintes » aux droits électoraux de la diaspora et demandé le report du scrutin.
Bilie-By-Nze, arrivé deuxième lors de la présidentielle d’avril, a estimé que les conditions d’organisation ne respectaient pas le code électoral, pointant notamment l’indisponibilité des procurations et l’absence de transparence dans la composition des bureaux de vote.
Le président Oligui Nguema a réaffirmé sa volonté de maintenir le calendrier électoral, estimant que ces élections constituent une étape incontournable de la transition politique.
AC/Sf/APA






