Face à la hausse alarmante des prix des carburants liée au conflit au Moyen-Orient, le gouvernement éthiopien appelle les citoyens et institutions à éviter toute consommation inutile et annonce des mesures pour stabiliser l’approvisionnement et lutter contre le commerce illégal.
Le gouvernement éthiopien a tiré la sonnette d’alarme face à la flambée des prix des carburants, conséquence directe des tensions au Moyen-Orient et de la fermeture du détroit d’Ormuz, un axe stratégique pour le transport pétrolier.
Lors d’un point de presse mercredi, Ahmed Shide, ministre des Finances, a estimé cette hausse des prix « alarmante » et a détaillé les mesures mises en œuvre pour éviter une crise majeure.
Le gouvernement éthiopien prévoit notamment l’augmentation des subventions sur les carburants afin de maintenir les prix à un niveau abordable, l’achat supplémentaire de produits pétroliers pour prévenir toute pénurie d’approvisionnement, ainsi que la mise en place d’une campagne nationale de répression contre le commerce illégal de carburant, visant les ventes en dehors des circuits officiels ou à des prix supérieurs au tarif réglementé.
Selon le ministre, ces mesures s’accompagnent d’un renforcement de la répression contre les particuliers et entreprises enfreignant les règles, afin de protéger le marché et de garantir l’accès au carburant pour tous.
L’Ethiopie, entièrement dépendante des importations de produits pétroliers, est particulièrement vulnérable aux fluctuations mondiales. Ahmed Shide a insisté sur l’importance de maintenir une consommation responsable et d’assurer un approvisionnement stable malgré l’incertitude des marchés internationaux de l’énergie.
Ces actions visent à atténuer l’impact de la crise sur l’économie et les citoyens tout en sécurisant l’approvisionnement national de carburants essentiels.
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