Une employée française de l’UNICEF a été tuée mercredi lors d’une attaque de drone visant un bâtiment abritant des travailleurs humanitaires à Goma, dans la province du Nord-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo, ont annoncé les Nations Unies.
Selon la mission de maintien de la paix de l’ONU en RDC, la MONUSCO, une frappe de drone à tué une employée de l’UNICEF. Elle a causé également la mort de deux civils et endommagé plusieurs habitations. La victime, identifiée par l’UNICEF comme Karine Buisset, se trouvait dans un logement hébergeant du personnel humanitaire au moment de l’attaque.
Le Représentant spécial adjoint du secrétaire général de l’ONU en RDC, Bruno Lemarquis, a condamné fermement l’usage de drones armés et d’autres armes mettant en danger les civils ainsi que les travailleurs humanitaires. Il a appelé à l’ouverture d’une enquête « rapide, indépendante et crédible » pour faire la lumière sur les circonstances de cette attaque.
Le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, ainsi que les responsables de l’UNICEF ont exprimé leur profonde indignation et présenté leurs condoléances à la famille de la victime. Sur le réseau social X, le président français Emmanuel Macron a confirmé la nationalité française de l’humanitaire et fait part de l’émotion suscitée par ce drame.
La ville de Goma, située près de la frontière avec le Rwanda, est contrôlée par le groupe rebelle M23 depuis plus d’un an, après une offensive lancée en 2025 dans l’est de la RDC. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), au moins 92 incidents impliquant des travailleurs humanitaires ont été signalés dans le pays depuis le début de l’année, illustrant la détérioration persistante de la situation sécuritaire dans cette région riche en ressources.
DM/te/Sf/APA







