Plus de 50 civils, majoritairement de l’ethnie amhara, ont été tués samedi dernier dans une attaque ciblée dans le district de Bulen, en région de Benishangul-Gumuz, en Éthiopie. Les autorités locales imputent cette attaque à des hommes armés affiliés à l’Armée de libération oromo (OLA).
Selon Shibeshi Bareda, chef adjoint de l’administration du district de Bulen, plus de 50 civils ont été massacrés samedi dernier par des « hommes armés extrémistes » revendiquant leur appartenance à l’OLA. L’attaque, qui a débuté vers 5h30, ciblait spécifiquement les habitants Amhara du district.
M. Bareda a exprimé ses « plus sincères condoléances » aux familles des victimes, précisant que le bilan pourrait encore s’alourdir en raison du nombre de blessés dans un état critique.
Un témoin oculaire a rapporté à l’APA que des enfants de cinq ans figuraient parmi les victimes et que beaucoup avaient été tués dans leur sommeil. Selon lui, les Amharas, installés dans la région il y a environ trente ans dans le cadre de programmes de réinstallation, sont désormais pris pour cible dans des attaques meurtrières.
Cette attaque souligne les tensions persistantes dans la région de Benishangul-Gumuz, marquée par des affrontements ethniques et des violences armées récurrentes.
MG/as/fss/ac/Sf/APA







