Aux Mondiaux U20 d’athlétisme de Lima, trois jeunes réfugiés ont incarné l’essor d’un athlétisme émergent, fruit d’un programme de formation lancé par World Athletics. Une initiative qui ouvre la voie à une nouvelle génération d’athlètes résilients, issus des camps mais tournés vers les grandes compétitions internationales.
L’émergence d’un athlétisme porté par les réfugiés s’est illustrée avec force lors des Championnats du monde U20 à Lima, où trois jeunes issus de camps kenyans ont représenté l’équipe mondiale des réfugiés. Zinad Akulang Joseph (200 m), James Lomoi Lochauluka (400 m) et Lokoro Dario (3 000 m) ont incarné une nouvelle génération d’athlètes formés dans le cadre d’un programme structurant lancé en 2022 par World Athletics.
Ce projet pilote, né dans les camps de Kakuma et Kalobeyei, mise sur un accompagnement global, mêlant encadrement sportif, soutien éducatif et formation d’entraîneurs locaux.
« Nous avons anticipé les besoins spécifiques de ces jeunes réfugiés pour leur offrir un vrai parcours de développement », explique Alice Annibali, directrice des relations communautaires à World Athletics.
Encadrés notamment par la championne du monde 2007 Janeth Jepkosgei, les trois athlètes ont vécu à Lima leur première grande expérience internationale. Un aboutissement salué par Sebastian Coe, président de World Athletics : « L’athlétisme est un vecteur de transformation. Ces jeunes en sont la preuve vivante. »
L’expérience de Lima confirme la montée en puissance de l’athlétisme réfugié, désormais structuré autour de l’équipe ART (Athletes Refugee Team), avec une feuille de route claire vers les niveaux élite. Le modèle initié au Kenya pourrait être répliqué ailleurs, selon World Athletics, qui ambitionne de faire du sport un véritable levier d’avenir pour les jeunes réfugiés.
SS/ac/Sf/APA






