Entre rencontres ministérielles, concertation présidentielle et nouvelles exportations de GNL, le partenariat énergétique entre le Sénégal et la Mauritanie s’accélère, confirmant l’importance stratégique du projet Grand Tortue Ahmeyim.
Le ministre sénégalais de l’Energie, du Pétrole et des Mines, Birame Souleye Diop, a déclaré dans la nuit de mercredi à jeudi que dans le cadre des concertations permanentes autour du projet GTA, avoir reçu, pendant deux jours, son homologue et frère Mohamed Ould Khaled, ministre de l’Énergie et du Pétrole de la République islamique de Mauritanie, accompagné d’une délégation de haut niveau.
Il a précisé que les deux parties, avec leurs équipes, ont mis à profit cette visite pour passer en revue les stratégies communes d’exploitation et d’optimisation des ressources en hydrocarbures du projet GTA, afin de maximiser les retombées socio-économiques dans les deux pays. Une séance de travail avec le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a conclu cette importante visite, dans un esprit de fraternité et dans le cadre des excellentes relations entre Dakar et Nouakchott.
Ces échanges bilatéraux s’inscrivent dans une dynamique plus large portée au plus haut niveau. En marge de la neuvième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 9), le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye et son homologue mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani ont réaffirmé leur volonté commune de renforcer la concertation et la coopération entre les deux pays, liés par l’histoire, la géographie et un destin partagé.
La rencontre de Tokyo prolonge ainsi une série d’initiatives bilatérales qui trouvent une traduction concrète dans le projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA). Le 22 mai 2025, les deux chefs d’État avaient visité ensemble la plateforme offshore GTA, située à une dizaine de kilomètres au large de leurs côtes. Exploité par BP, Kosmos Energy, Petrosen et la Société mauritanienne des hydrocarbures (SMH), le projet a démarré sa production en janvier et exporté sa première cargaison de gaz naturel liquéfié (GNL) en avril, confirmant le succès de ce partenariat stratégique.
La phase 1 prévoit une production annuelle d’environ 2,4 millions de tonnes de GNL pour les marchés internationaux et nationaux. Selon BP, le projet représente également un levier de développement local, avec plus de 3 000 emplois créés, 300 entreprises locales impliquées depuis 2017 et un programme de formation ayant permis de qualifier 47 apprentis techniciens, futurs opérateurs offshore. Les visites conjointes de la délégation BP à Nouakchott et Dakar en mai ont par ailleurs renforcé le dialogue sur l’accélération de la deuxième phase du projet.
Par ailleurs, selon le rapport mensuel du ministère sénégalais de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, deux cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL), identifiées sous les références GTA_2025_005 et GTA_2025_006, ont été finalisées au cours du mois de juillet, représentant un volume cumulé de 336 961 mètres cubes (m³) de GNL. Le document précise également que les opérations de mise en service des installations se poursuivent à bord du FPSO, avec pour objectif une montée progressive en capacité de production.
AC/Sf/APA







