Face à la désinformation qui entrave l’action climatique mondiale, une coalition internationale lance un appel à l’action pour renforcer l’intégrité de l’information sur le changement climatique en vue de la COP 30 de Belém. L’objectif : stimuler le soutien à une action climatique urgente alors que les scientifiques avertissent que le temps est compté.
L’Initiative mondiale pour l’intégrité de l’information sur le changement climatique a lancé, dans un communiqué parvenu ce jeudi à APA, un appel à l’action pour identifier et amplifier les initiatives concrètes visant à lutter contre la désinformation climatique. Les propositions sélectionnées pourront figurer dans le programme officiel de la COP 30 qui se tiendra à Belém en novembre.
Cette initiative, soutenue par la présidence brésilienne de la COP 30, rassemble une coalition d’envergure comprenant les Nations unies, l’Unesco, la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), le Brésil et six autres pays (Chili, Danemark, France, Maroc, Royaume-Uni et Suède), ainsi que des partenaires de la société civile.
Pour la première fois, la question de l’intégrité de l’information a été incluse dans le programme d’action de la COP, à l’initiative de la présidence brésilienne. Cette décision reconnaît l’importance de s’attaquer à la désinformation climatique pour renforcer le soutien à une action climatique urgente.
« L’action en faveur du climat est également profondément affectée par le négationnisme et la désinformation. Les pays ne peuvent pas résoudre ce problème seuls », a déclaré le président Lula lors du sommet des dirigeants du G20 à Rio de Janeiro en novembre 2024.
La désinformation désignée comme principal risque mondial
Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a appelé à renforcer l’action contre « les campagnes de désinformation coordonnées qui entravent les progrès mondiaux en matière de changement climatique, allant du déni pur et simple à l’écoblanchiment en passant par le harcèlement des scientifiques spécialistes du climat. »
Le tout premier rapport mondial des Nations unies sur les risques, publié ce mois-ci, a désigné la désinformation comme la principale vulnérabilité mondiale, tandis que les risques environnementaux représentent cinq des dix risques les plus importants dans toutes les régions.
Les parties intéressées peuvent soumettre des actions existantes dans plusieurs domaines : recherche sur la désinformation climatique, outils pour promouvoir l’intégrité de l’information, stratégies de communication, soutien au journalisme environnemental, protection des données scientifiques, transparence publicitaire, et éducation aux médias.
« Des informations fausses ou trompeuses peuvent nuire à la crédibilité de l’ensemble du processus de la COP, décourager l’engagement du public et alimenter des récits qui légitiment l’inaction », a souligné Frederico Assis, envoyé spécial pour l’intégrité de l’information à la COP 30.
Les soumissions, ouvertes jusqu’au 31 août 2025 sur le site https://www.gov.br/secom/mutiraoglobal, seront évaluées par le comité directeur et le groupe consultatif de l’Initiative mondiale et pourront être incluses dans le programme d’action mondial pour le climat de la COP 30.
ARD/Sf/ac/APA







