Les forces armées nigérianes ont mené une série d’opérations offensives coordonnées contre les groupes terroristes Boko Haram ou JAS ( Le groupe salafiste pour la prédication et le combat) et l’Etat islamique en Afrique occidentale plus connu sous son acronyme anglais ISWAP, dans le nord-est du pays, éliminant 24 insurgés et récupérant un important arsenal entre le 4 et le 9 juillet 2025.
Selon le capitaine Reuben Kovangiya, directeur adjoint par intérim des Relations publiques de l’Armée de terre, ces opérations menées par les troupes de l’opération HADIN KAI (OPHK) ont bénéficié d’un « soutien aérien rapproché » et d’une « collaboration avec la Force opérationnelle interarmées civile et les chasseurs. »
Les opérations ont débuté le 4 juillet par une embuscade à Platari, où les troupes « allongées dans l’attente, ont pris contact avec les terroristes JAS/ISWAP montés sur des vélos qui se déplaçaient de l’axe de la forêt de Sambisa au triangle de Tombouctou. » Trois terroristes ont été neutralisés lors de cette première action, informe l’Armée nigériane.
Le même jour, une embuscade nocturne menée dans la zone générale de Kawuri (gouvernement local de Konduga) a permis d’éliminer deux terroristes transportant la logistique, tandis que d’autres ont pris la fuite avec des blessures par balle, poursuit l’Armée.
Le 5 juillet, les forces armées ont intercepté des terroristes tentant d’accéder au camp de personnes déplacées de Madarari, tuant un insurgé. Les jours suivants, les opérations se sont poursuivies dans plusieurs localités : Leno Kura, les routes Ngoshe-Gava, le village de Sabsawa, et les enclaves de Bula Marwa et Tangalanga.
Arsenal récupéré
Les troupes ont saisi un important matériel lors de ces opérations : six fusils AK-47, 47 chargeurs, quatre-vingt-dix cartouches de munitions de 7,62 mm, plusieurs motos et vélos, ainsi que des produits alimentaires et des équipements divers.
L’opération la plus fructueuse s’est déroulée le 9 juillet à Tangalanga et Bula Marwa, où « 3 insurgés ont été éliminés » et où « les structures de soutien de la vie des terroristes dans le camp ont également été complètement détruites. »
Selon le capitaine Kovangiya, ces opérations illustrent « la détermination, la collaboration et les efforts concertés des troupes de l’OPHK pour faire en sorte que les terroristes soient placés sur le dos, créant ainsi un environnement propice à l’épanouissement des activités socio-économiques dans la région du Nord-Est. »
Les États de l’Adamaoua et du Borno, théâtres de ces opérations, sont régulièrement visés par les groupes Boko Haram et d’ISWAP, deux groupe rivaux qui sèment la terreur dans la région depuis plus d’une décennie.
ARD/Sf/ac/APA







