Le groupe industriel émirati Mark Cables a dévoilé lundi un investissement massif de 180 millions d’euros (environ 118 milliards FCFA) pour la construction d’une centrale thermique de 200 mégawatts (MW) au Burkina Faso. Ce projet d’envergure vise à stabiliser le réseau électrique national et à réduire drastiquement la dépendance énergétique du pays vis-à-vis de ses voisins.
Confronté à un déficit énergétique structurel, le Burkina Faso s’apprête à accueillir une infrastructure majeure. Le groupe Mark Cables, via sa filiale Mark Cables Power Solutions basée à Dubaï, a annoncé le lancement prochain des travaux de cette centrale de 200 MW. Pour le pays des Hommes intègres, cet ajout représente une bouffée d’oxygène considérable, puisque cette puissance équivaut à près de la moitié de la capacité de production disponible en 2025.
La phase de développement du projet a été bouclée en seulement six mois. Une performance que l’entreprise attribue à une « collaboration étroite avec les autorités » burkinabè. Mark Cables, déjà implanté au Burkina Faso à travers divers projets de rénovation d’installations, se positionne comme un partenaire stratégique offrant des solutions intégrées allant de l’ingénierie à la maintenance.
Réduire la dépendance aux importations
Malgré une progression notable du solaire en 2024 (+25% de production), le Burkina Faso reste fortement dépendant de l’extérieur. En 2024, le pays a importé la moitié de sa consommation électrique, principalement du Ghana et de la Côte d’Ivoire. Cette nouvelle centrale thermique a donc pour mission de « stabiliser le réseau » et de sécuriser l’approvisionnement national dans un contexte de forte croissance démographique et industrielle.
Avec seulement un cinquième de la population ayant accès à l’électricité selon la Banque mondiale, l’urgence est de mise. Alors que le pays poursuit sa transition vers les renouvelables, l’énergie thermique demeure un pilier indispensable pour répondre rapidement à la demande, en dépit des contraintes logistiques et sécuritaires.
Cet investissement s’inscrit dans la dynamique plus large du renforcement de la présence économique des Émirats arabes unis en Afrique. En intégrant le Système d’échange d’énergie électrique ouest-africain (WAPP), ce projet ne renforce pas seulement la capacité locale, mais place le Burkina Faso comme un acteur plus autonome au sein de la sous-région.
HO/ac/Sf/APA







