Le ministre burkinabé de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, a présenté mardi 3 février 2026 un bilan marqué par une offensive industrielle sans précédent. Avec un taux d’exécution de 87,57 % de son contrat d’objectifs, le département a concrétisé la vision de souveraineté économique portée par le Capitaine Ibrahim Traoré.
L’économie burkinabè change d’échelle. Lors de son évaluation annuelle devant le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, le ministre Serge Poda a révélé qu’une vingtaine d’unités industrielles, publiques et privées, ont vu le jour en 2025.
Parmi les fleurons de cette vague d’industrialisation figurent la relance de la SN-BRAFASO, l’émergence de Burkina Cajou et l’unité de production de farine de blé et maïs de Kaya. Ces ouvertures constituent un record national, visant à transformer localement les matières premières et à créer des emplois décents.
Sur le front commercial, le ministère a intensifié la lutte contre la fraude avec le contrôle de 30 000 acteurs. Pour stabiliser les prix et garantir la sécurité alimentaire, des interdictions temporaires d’exportation de produits de grande consommation ont été maintenues, parallèlement au renforcement des capacités de stockage de la SONABHY.
Le secteur de l’artisanat a également brillé avec l’inauguration du Centre national d’appui à la transformation du coton (CNATAC) et l’équipement de 300 artisans.
L’année 2026 s’annonce tout aussi ambitieuse avec le lancement du complexe ferroviaire intégré FASO RAILS et le grand retour de la société d’État FASO-YAAR, dont les premières boutiques témoins devraient ouvrir prochainement pour faciliter l’accès des populations aux produits de base.
HO/ac/Sf/APA







