Le Secrétaire général de la Fondation du Forum d’Assilah, Hatim Betioui, rencontré à son bureau au siège de la Fondation au Centre Hassan II des rencontres internationales, sis dans la médina, a dressé un bilan provisoire de la session d’automne du 46e Forum culturel international. Il a mis en avant l’héritage du fondateur Mohamed Benaïssa, disparu en février, et la volonté d’assurer la relève par la jeunesse.
À mi-parcours de la session d’automne du 46e Forum culturel international d’Assilah, ouvert le 26 septembre, le Secrétaire général de la Fondation du Forum, Hatim Betioui, a dressé un premier bilan marqué par l’hommage à Mohamed Benaïssa, fondateur disparu en février dernier, et la volonté d’assurer la continuité avec la jeunesse.
Rencontré à son bureau au siège de la Fondation au Centre Hassan II des Rencontres internationales, sis dans la médina, M. Betioui s’est exprimé sur cette première édition depuis le décès de Mohamed Benaïssa, survenu le 28 février 2025.
« Je suis très content de ce qui s’est passé au premier jour de la motion culturelle d’Assilah, parce qu’après l’absence de notre parrain et notre leader pendant 46 ans de cette manifestation culturelle pionnière, Mohamed Benaïssa, c’est la première fois qu’on célèbre ces motions culturelles depuis son décès le 28 février 2025 », a déclaré M. Betioui dans un entretien accordé à APA.
Il a salué « la grande participation des amis d’Assilah, des anciens ministres des Affaires étrangères, africains, européens et arabes, ainsi que des intellectuels, des artistes et des hommes des médias », soulignant que cette présence « donne de l’énergie positive pour continuer dans le futur ».
Un colloque mémoriel
Interrogé sur l’hommage rendu à son prédécesseur, M. Betioui a précisé que « M. Benaïssa avait lui-même programmé cette session avant son décès. Moi, j’ai ajouté seulement le colloque mémorial qui a marqué le lancement des activités, avec la participation de nombreuses personnalités venues du monde entier. »
Un ouvrage collectif regroupant témoignages et articles sur Mohamed Benaïssa a également été publié. « Nous voulons dire à travers ce colloque que nous sommes très fiers de lui et que nous allons prendre la direction du forum avec la loyauté à son esprit et à sa philosophie », a souligné le secrétaire général.
Rappelant le rôle fondateur de M. Benaïssa, le secrétaire général a noté que la ville a connu une transformation majeure grâce aux infrastructures culturelles créées depuis 1978 : « Le centre culturel, la bibliothèque du Prince Bandar, la restauration du Palais de la Culture dans la médina… Assilah a totalement changé. Les gens qui ont visité Assilah à cette époque remarquent le grand changement qui s’est produit dans la ville. »
Dialogue africain
Évoquant les enseignements des ateliers artistiques et du panel sur l’initiative royale pour l’Atlantique tenu mardi 30 septembre, M. Betioui a expliqué : « Assilah, c’était depuis longtemps un think tank exceptionnel. C’était l’une des villes qui s’intéressait au dialogue arabo-africain. Comme vous le savez, Assilah a accueilli le président poète Léopold Sédar Senghor (premier président du Sénégal indépendant 1960-1981) qui a pris le leadership pour défendre la cause africaine. »
« Depuis 1981, nous avons défendu Assilah et nous avons toujours fait en sorte de laisser l’Afrique présente et permanente dans les activités d’Assilah. La discussion hier à propos de l’initiative royale de l’Atlantique est un sujet très vif qui nous a donné l’idée d’élargir le débat avec la participation des personnalités africaines pour donner à ce dialogue un esprit multilatéral », a ajouté M. Betioui.
Aussi, a-t-il fait remarquer que « ce qui se passe à Assilah n’est pas quelque chose de nouveau. Mais il va continuer d’être un think tank ouvert envers tout ce qui favorise le dialogue Sud-Sud et Nord-Sud. »
Cap sur l’avenir et la jeunesse
Revenant sur les perspectives, le secrétaire général a insisté sur l’importance de préserver l’esprit du Forum tout en s’adaptant aux défis contemporains : « Le premier défi, c’est la continuité. La continuité ne veut pas dire stagnation. Nous voulons améliorer notre travail au sein de l’Association Assilah, mais aussi l’adapter aux évolutions mondiales et aux ambitions de la jeunesse. »
Pour lui, la relève est évidente. « Les jeunes sont le futur de notre pays et de notre ville. Sans eux, on ne peut pas aller loin. Un jour, un jeune prendra la direction de cette fondation et de ce forum », a-t-il soutenu.
AC/Sf/APA







