La Banque mondiale a relevé ses prévisions de croissance pour l’Afrique subsaharienne en 2025, passant de 3,5% à 3,8%, en raison de la baisse de l’inflation, de la stabilisation des monnaies et de la reprise des investissements dans des économies majeures comme l’Éthiopie, le Nigeria et la Côte d’Ivoire.
Selon le rapport d’octobre 2025 Africa’s Pulse de la Banque mondiale, la région subsaharienne se remet progressivement d’une décennie de chocs mondiaux, avec un regain de dynamisme de la consommation privée et des investissements. L’activité économique devrait s’accélérer, la Banque mondiale anticipant une croissance moyenne annuelle de 4,4% en 2026-2027.
L’inflation médiane des prix à la consommation a reculé, passant de 9,3% en 2022 à 4,5% en 2024, et devrait se stabiliser entre 3,9 et 4,0% en 2025-2026. Andrew Dabalen, économiste en chef pour l’Afrique, note que la plupart des monnaies régionales se sont stabilisées et que la faiblesse du dollar a soutenu les marchés émergents.
La Banque mondiale a également relevé ses prévisions pour l’Éthiopie, le Nigéria et la Côte d’Ivoire, en lien avec la hausse des revenus réels et le regain de confiance des investisseurs.
Toutefois, le rapport souligne que la reprise reste progressive après une décennie de chocs successifs, d’endettement élevé et de faible productivité.
La stabilité à long terme dépendra de la création d’emplois, notamment pour la jeunesse, et du soutien aux petites et moyennes entreprises. Le rapport met en garde contre le chômage des jeunes, l’incertitude commerciale, notamment face à l’avenir de l’AGOA, et la vulnérabilité persistante de la dette, qui pèse sur les budgets publics et détourne des fonds des services essentiels.
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