Makhosini Msibi, directrice générale de la RTMC, est suspendue pour malversations financières, tandis qu’une enquête est ouverte.
Le gouvernement sud-africain a suspendu Makhosini Msibi, directrice générale de la Road Traffic Management Corporation (RTMC), suite à des allégations de malversations financières, dépenses irrégulières et défaillances de gouvernance, fait savoir le ministère des Transports.
Selon un communiqué publié dimanche, la suspension préventive, effective depuis début juillet, fait suite à une réunion du conseil d’administration tenue le 13 juin. Cette mesure initiale est valable 30 jours, mais peut être prolongée jusqu’à 60 jours ou plus si nécessaire.
Le conseil d’administration a informé le vice-ministre des Transports, Mkhuleko Hlengwa, de sa décision, soulignant la gravité des faits reprochés et annonçant l’ouverture d’une enquête judiciaire.
Refilwe Mongale a été nommé directeur général par intérim depuis le 1er juillet afin d’assurer la stabilité opérationnelle pendant la procédure.
La RTMC coordonne l’application du code de la route et les initiatives de sécurité routière à l’échelle nationale. Msibi dirigeait l’agence au cours d’une période de réformes majeures et de surveillance accrue.
Par ailleurs, l’Airports Company South Africa (ACSA) a également suspendu son directeur général chargé de la sécurité et de la conformité, Mzwandile Petros, dans l’attente d’une enquête indépendante sur des irrégularités présumées.
Mary-Ann Joubert a été nommée pour assurer l’intérim à l’ACSA, précise un communiqué.
Ces suspensions interviennent alors que les appels à une plus grande responsabilisation des entités publiques se font de plus en plus pressants.
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