Il y a 24 ans, le Joola, navire assurant la liaison maritime entre Dakar et Ziguinchor, sombrait au large des côtes gambiennes, dans la nuit du 26 au 27 septembre 2002. Le naufrage a fait 1.863 morts et 63 rescapés, selon les autorités sénégalaises.
Le ferry sénégalais « le Joola », qui assurait la desserte entre la capitale sénégalaise et Ziguinchor, en Casamance, a sombré dans la nuit du 26 septembre 2002 alors qu’il se trouvait au large de la Gambie. La catastrophe a profondément marqué le Sénégal et particulièrement la Casamance, dont le bateau constituait l’une des principales liaisons avec Dakar.
Le naufrage est intervenu dans la nuit du 26 au 27 septembre 2002. Les autorités sénégalaises ont par la suite engagé des opérations de secours, d’identification des victimes et d’accompagnement des familles touchées par la catastrophe. Les documents officiels sénégalais évoquent les conséquences humaines considérables du drame.
Le bilan officiel fait état de 1 863 personnes décédées et de 63 survivants. Le nombre particulièrement élevé de victimes a fait du Joola l’une des catastrophes maritimes les plus meurtrières enregistrées au monde.
Dans les années qui ont suivi, l’État sénégalais a renforcé son dispositif institutionnel dans le secteur maritime. L’Agence nationale des Affaires maritimes (ANAM) a notamment été créée en 2009, à la suite du naufrage, avec pour mission de contribuer à la régulation, à la sécurité et au développement du secteur maritime national.
La mémoire des victimes a également donné lieu à la construction d’un Mémorial-Musée du Joola à Ziguinchor. L’infrastructure a été officiellement inaugurée le 16 janvier 2024 et est consacrée à la conservation des témoignages, documents et objets liés au naufrage.
Chaque 26 septembre, le Sénégal commémore ainsi la disparition des passagers et membres d’équipage du Joola. La date demeure associée à l’un des drames les plus importants de l’histoire contemporaine du pays.
Sf/APA





