Le 18 juin est associé à plusieurs événements marquants de l’histoire africaine contemporaine, de la naissance d’une république dans le monde arabe à l’évolution politique du Mali, en passant par le parcours de l’un des principaux dirigeants de l’Afrique du Sud post-apartheid.
Le 18 juin 1953, l’Égypte abolit officiellement la monarchie et proclame la République, près d’un an après la révolution des Officiers libres qui avait renversé le roi Farouk. Le général Mohamed Naguib devient le premier président du pays, ouvrant une nouvelle phase de l’histoire politique égyptienne dominée par les militaires nationalistes.
Cette transformation institutionnelle marque un tournant majeur dans le monde arabe et en Afrique, l’Égypte devenant l’un des principaux foyers du panafricanisme et du mouvement des non-alignés sous la direction ultérieure de Gamal Abdel Nasser.
Le 18 juin 1942 voit également la naissance de Thabo Mbeki à Mbewuleni, dans le Transkei sud-africain. Fils du militant anti-apartheid Govan Mbeki, il rejoint très jeune le Congrès national africain (ANC) avant de passer plusieurs décennies en exil. Il devient vice-président de l’Afrique du Sud en 1994 puis président de 1999 à 2008, jouant un rôle central dans la consolidation de la démocratie sud-africaine après l’apartheid.
Le 18 juin 2023, les Maliens sont appelés aux urnes pour se prononcer sur un projet de nouvelle Constitution porté par les autorités de transition dirigées par Assimi Goïta. Les résultats définitifs publiés quelques semaines plus tard attribuent 96,91 % des suffrages au « oui », avec un taux de participation de 38,23 %, ouvrant la voie à l’entrée en vigueur du nouveau texte fondamental.
Le 18 juin 1976 correspond par ailleurs au troisième jour du soulèvement de Soweto en Afrique du Sud, alors que les manifestations et les affrontements se poursuivent après la répression sanglante du mouvement étudiant déclenché le 16 juin contre les politiques éducatives du régime d’apartheid.
Sf/APA







