Le 16 mai apparaît dans l’histoire africaine comme une date associée à plusieurs épisodes de ruptures politiques, de crises sécuritaires et de recompositions institutionnelles sur le continent.
Le 16 mai 1997 marque l’un des tournants majeurs de l’histoire contemporaine de l’Afrique centrale avec la chute du régime de Mobutu Sese Seko. Alors que les forces de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), dirigées par Laurent-Désiré Kabila, progressent vers Kinshasa, le maréchal quitte la capitale, ouvrant la voie à l’effondrement du Zaïre et à la proclamation imminente de la République démocratique du Congo (RDC).
Le 16 mai 2003, la ville de Casablanca est frappée par une série d’attentats-suicides simultanés visant plusieurs lieux civils. Ces attaques font 33 morts et plus d’une centaine de blessés et constituent un tournant majeur dans la politique sécuritaire du Maroc, entraînant un durcissement du cadre légal et un renforcement des dispositifs antiterroristes.
Le 16 mai 2014, deux explosions touchent le marché populaire de Gikomba à Nairobi, au Kenya, causant des victimes et de nombreux blessés. L’attaque intervient dans un contexte régional tendu, marqué par les opérations militaires kényanes en Somalie contre le groupe Al-Shabaab et la multiplication des menaces sécuritaires en Afrique de l’Est.
Le 16 mai 1963 s’inscrit par ailleurs dans la phase finale des consultations ayant conduit à la création de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), officiellement fondée le 25 mai 1963 à Addis-Abeba, traduisant les efforts des États africains nouvellement indépendants pour structurer une coopération continentale fondée sur l’unité et la souveraineté.
Sf/APA







