Le 15 août 1960, la République du Congo, dite Congo-Brazzaville, rejoint le cercle des États africains indépendants en mettant fin à la domination coloniale française, dans le contexte de la grande vague de décolonisation qui transforme le continent au début des années 1960.
L’accession du Congo à l’indépendance, le 15 août 1960, est proclamée à Brazzaville, où les autorités congolaises prennent officiellement les rênes du nouvel État. Fulbert Youlou devient le premier président de la République, tandis que le Moyen-Congo cesse d’être un territoire de l’Afrique équatoriale française (AEF).
Le Congo avait obtenu une autonomie interne en 1958 dans le cadre de la Communauté française, avant d’accéder à la souveraineté pleine et entière deux ans plus tard. Son indépendance intervient quelques jours après celles du Tchad et de la République centrafricaine, et précède celle du Gabon, illustrant le démantèlement progressif de l’empire colonial français en Afrique équatoriale.
Les premières années du nouvel État sont marquées par d’importantes tensions politiques. En août 1963, les « Trois Glorieuses », un soulèvement populaire et syndical, entraînent la chute du président Fulbert Youlou et ouvrent une nouvelle phase de l’histoire politique congolaise.
Le 15 août demeure aujourd’hui la fête nationale de la République du Congo, célébrant l’accession du pays à l’indépendance, à la souveraineté internationale et son entrée dans le concert des nations africaines indépendantes.
Sf/APA







