Le 14 septembre 1960, le chef de l’armée congolaise intervint au cœur de la crise opposant le président Joseph Kasa-Vubu au Premier ministre Patrice Lumumba.
14 septembre 1960. Le colonel Joseph-Désiré Mobutu, chef d’état-major de l’armée congolaise, annonce la « neutralisation » des institutions politiques, en pleine crise entre le président Joseph Kasa-Vubu et le Premier ministre Patrice Lumumba.
Neuf semaines après l’indépendance du Congo, Mobutu annonce la suspension temporaire des activités du Parlement et des institutions politiques, affirmant vouloir mettre fin à la crise qui paralyse le jeune État.
Un Collège des commissaires généraux est ensuite constitué pour assurer provisoirement la gestion du pays. Patrice Lumumba est placé sous surveillance à sa résidence, tandis que Joseph Kasa-Vubu reste chef de l’État.
Ce premier coup de force marque le début de l’ascension politique de Mobutu. Le 24 novembre 1965, il renverse Joseph Kasa-Vubu et prend définitivement la tête du pays.
Devenu président, il dirige le Congo pendant plus de trois décennies. En 1971, il rebaptise le pays Zaïre et instaure un régime à parti unique autour du Mouvement populaire de la révolution (MPR).
Affaibli par la crise économique et les revendications en faveur du multipartisme, Mobutu est finalement renversé en mai 1997 par l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), dirigée par Laurent-Désiré Kabila.
Contraint à l’exil, l’ancien président meurt le 7 septembre 1997 à Rabat, au Maroc, à l’âge de 66 ans.
Sf/APA





