Le 11 avril est une date marquée par des transitions politiques, des efforts de paix et des tragédies, illustrant les défis sécuritaires et les engagements pour la souveraineté sur le continent africain. De l’Ouganda à la Côte d’Ivoire, en passant par le Maghreb et l’Afrique australe, cette journée a connu des moments décisifs et des faits moins connus qui éclairent l’histoire contemporaine de l’Afrique.
Le 11 avril 1979, le dictateur ougandais Idi Amin Dada est renversé. Les forces tanzaniennes, alliées aux rebelles ougandais du Uganda National Liberation Front, prennent Kampala, contraignant Amin à fuir en exil, d’abord en Libye, puis en Arabie saoudite. Son régime, responsable de centaines de milliers de morts, prend fin, marquant l’arrêt de la guerre ougando-tanzanienne et la fin d’une période de répression brutale.
Le 11 avril 1996, 43 pays africains signent au Caire le Traité de Pelindaba, instituant l’Afrique en zone exempte d’armes nucléaires. Ce traité interdit le développement, la possession ou le stationnement d’armes nucléaires sur le continent et entre en vigueur en 2009, reflétant l’engagement panafricain pour le désarmement et la paix.
Dans le domaine du terrorisme, le 11 avril 2002, un attentat-suicide vise la synagogue El Ghriba à Djerba, Tunisie. Un camion piégé explose, faisant 21 morts dont 14 touristes allemands et cinq Tunisiens, et plusieurs dizaines de blessés. Cette attaque, revendiquée par Al-Qaïda, illustre la montée du jihadisme au Maghreb après le 11 septembre 2001.
Le 11 avril 2011, l’arrestation de Laurent Gbagbo à son domicile de Cocody met fin à la crise post-électorale ivoirienne de 2010-2011. L’ancien président est capturé après plusieurs mois de violences ayant fait plus de 3 000 morts, marquant la fin d’un long bras de fer contesté autour du pouvoir.
Parmi les faits moins connus, le 11 avril 1946, la loi Houphouët-Boigny est adoptée par l’Assemblée nationale française, abolissant le travail forcé dans les colonies de l’Afrique de l’Ouest et renforçant les mouvements nationalistes et syndicaux.
Le 11 avril 1994, au Rwanda, après le départ des Casques bleus belges, des réfugiés tutsi abrités à l’École Technique Officielle de Kigali sont massacrés par les milices Interahamwe, soulignant l’abandon international pendant le génocide.
Sf/APA







