Un juge fédéral américain a suspendu les expulsions de ressortissants asiatiques vers la Libye, invoquant le manque de garanties juridiques offertes aux migrants.
Le blocage judiciaire dû au blocage des expulsions par un juge américain illustre la fragilité des politiques d’externalisation migratoire engagées par Washington.
La décision fait suite à une procédure d’urgence engagée par des avocats représentant des ressortissants du Laos, des Philippines et du Vietnam, menacés d’expulsion vers un pays considéré comme dangereux pour les droits humains.
Dans ce contexte, le juge Brian Murphy a estimé que les renvoyer en Libye leur ôterait toute possibilité « significative » de défendre leur situation devant la justice américaine.
Cette mesure intervient alors que l’administration Trump explore des options pour externaliser le traitement des migrants, sur le modèle de l’accord conclu avec le Salvador.
Du côté libyen, le Gouvernement d’unité nationale (GNU) basé à Tripoli a catégoriquement démenti l’existence d’un quelconque accord avec Washington pour accueillir des migrants expulsés.
Le ministère des Affaires étrangères de l’Est libyen, sous l’autorité du maréchal Khalifa Haftar, a lui aussi réfuté toute entente avec les États-Unis sur cette question.
SL/te/Sf/APA






