La Grèce a annoncé son intention de conclure un accord avec les autorités de l’Est libyen afin de freiner les départs de migrants vers ses côtes, notamment vers les îles de Crète et Gavdos.
La démarche de la Grèce à la recherche d’un accord avec les autorités de l’ Est libyen témoigne d’une tendance européenne persistante à externaliser la gestion des flux migratoires
Le ministre grec de la Migration, Makis Voridis, a indiqué que le nombre de migrants arrivés illégalement depuis les côtes libyennes a augmenté de près de 174 % depuis le début de l’année.
Il souhaite s’inspirer de l’accord signé en 2017 entre l’Italie et le gouvernement de Tripoli, qui prévoit un soutien logistique et financier à la garde côtière libyenne pour intercepter les embarcations.
Cependant, plusieurs voix critiquent la faisabilité de ce projet.
Contrairement à la Tripolitaine, l’Est libyen n’est pas sous le contrôle du gouvernement reconnu internationalement, ce qui complique tout processus de négociation.
Des médias et ONG ont également mis en doute l’existence d’un partenaire fiable, et souligné l’absence de moyens pour convaincre les groupes armés locaux d’interrompre les départs.
Selon l’Organisation internationale pour les migrations, 21 762 migrants ont été interceptés en mer puis renvoyés en Libye en 2024, soit davantage qu’en 2023.
Plusieurs organisations dénoncent des cas répétés de détention arbitraire, de torture, de violences sexuelles et d’extorsion à l’encontre des personnes reconduites.
SL/te/Sf/APA






