Le ministre marocain des Transports et de la Logistique, Abdessamad Kayouh, a annoncé une série de mesures destinées à moderniser le réseau ferroviaire national d’ici la Coupe du Monde de la FIFA 2030, que le Maroc coorganisera avec l’Espagne et le Portugal.
S’exprimant lundi devant la Chambre des représentants, le ministre Abdessamad Kayouh a indiqué que l’Office national des chemins de fer (ONCF) travaille à l’acquisition de 168 nouveaux trains, dont des rames à grande vitesse, dans le cadre du plan ferroviaire national 2030. Ce programme vise à renforcer la connectivité entre les grandes villes et à améliorer la qualité de service sur l’ensemble du territoire.
Le ministre a précisé que 346 véhicules ont déjà été rénovés et 60 nouveaux acquis, en plus de 30 locomotives électriques de 380 volts intégrées à la flotte. L’objectif, selon lui, est d’« offrir une expérience de voyage plus fluide, plus rapide et plus confortable », en accompagnement du développement économique et touristique du pays à l’approche du Mondial.
Le Maroc a déjà engagé des investissements massifs estimés à 9,6 milliards de dollars (environ 8,9 milliards d’euros) pour la modernisation de son réseau ferroviaire. Parmi les projets phares figure la ligne à grande vitesse (LGV) Kénitra–Marrakech, longue de 430 kilomètres, lancée en avril par le roi Mohammed VI. Cette infrastructure, qui reliera à terme Casablanca à la capitale touristique du pays, est considérée comme l’un des projets ferroviaires les plus ambitieux du continent africain.
Mais alors que les annonces se multiplient, les critiques persistent. Les retards fréquents, les pannes techniques et l’absence de communication continuent de ternir l’image de l’ONCF. Vendredi dernier, une panne sur un train à grande vitesse a paralysé la circulation dans le nord du pays, provoquant la colère des usagers, bloqués plusieurs heures dans les gares. L’entreprise publique s’est contentée de présenter ses excuses, évoquant un incident « technique » résolu hors des heures de service.
Cette modernisation, essentielle au succès logistique du Mondial 2030, reste donc confrontée à un double défi : restaurer la confiance des voyageurs et concrétiser les promesses d’un réseau ferroviaire à la hauteur des ambitions internationales du royaume.
MK/Sf/APA





