À Salé près de Rabat, le Forum d’affaires consacré à la Coupe du monde 2030 a mis en lumière la dynamique tripartite entre le Maroc, l’Espagne et le Portugal, autour d’un projet sportif appelé à générer un héritage économique durable.
Au complexe Mohammed VI de football, vitrine institutionnelle du sport marocain, s’est tenu, mardi 10 février 2025, le Forum d’affaires Maroc–Espagne–Portugal dédié à la préparation de la Coupe du monde 2030. Cette rencontre a réuni décideurs publics et opérateurs économiques des trois pays hôtes d’un Mondial organisé sur deux continents.
Coorganisé par la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), la Confédération espagnole des organisations d’entreprises (CEOE) et la Confédération des entreprises du Portugal (CIP), l’événement s’est déroulé en présence de l’ambassadeur d’Espagne au Maroc, Enrique Ojeda Vila, et du chargé d’affaires de l’ambassade du Portugal à Rabat, Nuno Gabriel Cabral.
Dès l’ouverture, les intervenants ont insisté sur la portée historique de cette édition centenaire qui verra, pour la première fois, trois pays voisins coordonner l’organisation de plus de 100 matchs, dans une logique de mobilité permanente entre les villes marocaines, espagnoles et portugaises.
Le président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), par ailleurs ministre du Budget Fouzi Lekjaa, a souligné la symbolique du lieu en déclarant que « ce complexe traduit la vision éclairée de Sa Majesté le Roi pour le développement du sport et pour la jeunesse marocaine et mondiale ». Il a rappelé que le site abrite un siège permanent de la FIFA et constitue aujourd’hui un centre névralgique du football international.
Lekjaa a également mis en avant la réussite de la récente Coupe d’Afrique des nations organisée au Maroc, affirmant que « tout a été fait, construit et organisé par des entreprises marocaines et des cadres marocains », considérant cette CAN comme une étape structurante vers le Mondial 2030.
Une organisation à l’échelle de deux continents

Sur le plan sportif, Fouzi Lekjaa a insisté sur la complexité du format, rappelant que « une sélection pourra jouer à Madrid, puis à Marrakech, avant de se déplacer à Lisbonne », ce qui impose, selon lui, une intégration exemplaire des systèmes de transport, de sécurité et de logistique entre les trois pays.
Il a qualifié cette Coupe du monde de « hors du commun », soulignant qu’elle sera « la première à se tenir sur deux continents et dans trois pays partageant des siècles d’histoire commune », mettant en avant la complémentarité géographique, culturelle et économique entre le Maroc, l’Espagne et le Portugal.
La dimension économique a également occupé une place centrale dans les échanges. Le président de la CGEM, Chakib Alj, a rappelé que le forum vise à « investir ensemble, innover ensemble et créer de la valeur ensemble », en appelant à faire du Mondial un véritable levier de croissance et de développement durable.
Il a précisé que la Coupe du monde doit être pensée comme un projet structurant, capable de générer des partenariats dans des secteurs clés tels que les infrastructures, la mobilité, le tourisme, la technologie, la santé et la formation.
Chakib Alj a notamment évoqué les projets engagés par le Maroc, citant l’extension du réseau autoroutier, le doublement de la capacité de plusieurs aéroports et le développement de la ligne à grande vitesse, tout en rappelant les retombées économiques de la CAN 2025, qui a servi de répétition générale pour le Mondial.
SS/Sf/APA







