Le Caire et Rabat intensifient leurs échanges pour dynamiser la coopération économique et logistique entre les deux pays, notamment en matière d’industrie et de transports, dans une perspective d’intégration régionale accrue.
Le vice-Premier ministre égyptien chargé du développement industriel, Kamel Al-Wazir, a reçu au Caire l’ambassadeur du Maroc, Mohamed Aït Ouali, pour un entretien axé sur le renforcement des partenariats industriels, logistiques et d’investissement entre les deux pays. La rencontre, rapportée par plusieurs médias égyptiens, marque une étape supplémentaire dans la consolidation des relations bilatérales, à un moment où les deux économies cherchent à diversifier leurs alliances régionales.
M. Al-Wazir a salué la solidité des relations égypto-marocaines, les qualifiant de « modèle d’intégration arabe et africaine ». Il a particulièrement mis en avant « l’expérience réussie du Maroc dans le secteur automobile », citant la montée en puissance de plateformes industrielles comme Tanger Med et Kénitra, considérées comme des références sur le continent. Selon le responsable égyptien, une coopération dans ce domaine « pourrait ouvrir de nouveaux horizons par l’échange d’expertises industrielles et technologiques ».
Le vice-Premier ministre a également souligné les avancées du Maroc dans l’aéronautique, un secteur stratégique qui positionne le Royaume parmi « les nations de tête de la région ». Les capacités de production, la maîtrise technologique et la montée en compétence des entreprises marocaines dans la fabrication de composants aéronautiques offrent, selon lui, « des pistes concrètes de collaboration pour développer des chaînes d’approvisionnement régionales intégrées ».
Réaffirmant la volonté du Caire d’accueillir les investissements marocains, M. Al-Wazir a insisté sur la disponibilité de son pays à « offrir un environnement propice et stable aux investisseurs » et à bâtir « de véritables partenariats industriels au service du développement partagé ».
L’ambassadeur du Maroc a, de son côté, salué « les progrès remarquables de l’Égypte dans les domaines des infrastructures, de l’industrie et du transport », exprimant le souhait de Rabat « d’approfondir la coopération bilatérale et d’explorer de nouveaux champs d’investissement mutuellement bénéfiques ».
Les échanges commerciaux entre les deux pays demeurent encore modestes mais en croissance. D’après les données de Comtrade, les exportations égyptiennes vers le Maroc ont atteint 1,03 milliard de dollars en 2024, tandis que les exportations marocaines vers l’Égypte se sont élevées à environ 80 millions de dollars, portant le volume total des échanges à 1,1 milliard de dollars.
Ce dialogue renouvelé s’inscrit dans un contexte régional où les pays arabes cherchent à renforcer leurs complémentarités industrielles et logistiques. Pour le Maroc comme pour l’Égypte, deux économies disposant d’une forte base manufacturière et d’infrastructures portuaires de premier plan, la convergence industrielle apparaît désormais comme un levier essentiel pour accroître leur compétitivité à l’échelle africaine et méditerranéenne.
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