Le Maroc et la Côte d’Ivoire ont convenu de renforcer et d’approfondir leur coopération judiciaire avec un accent particulier sur la modernisation et la digitalisation des services.
La volonté de renforcement de la coopération judiciaire entre le Maroc et la Côte d’Ivoire a été exprimée lors d’une audience accordée jeudi par le Garde des Sceaux ivoirien, Jean Sansan Kambile, à une délégation marocaine du ministère de la Justice, en visite de travail à Abidjan dans le cadre du renforcement des relations bilatérales
Les deux parties ont convenu de travailler conjointement sur plusieurs chantiers majeurs : transition numérique de l’administration judiciaire, montée en compétences des ressources humaines, échanges de données et d’expériences concernant la modernisation des législations et de l’arsenal juridique, indique-t-on auprès de la partie marocaine.
Elles ont également décidé qu’une délégation ivoirienne se rendra prochainement au Maroc pour approfondir les échanges et définir des pistes d’action plus opérationnelles, en vue d’accélérer la réforme du système judiciaire ivoirien.
Les deux parties se sont engagées aussi à maintenir un contact permanent afin de garantir un partage continu de connaissances et d’expertises, et à piloter de manière concertée les réformes attendues.
Les responsables ivoiriens ont de leur part salué l’expérience marocaine, qualifiée de pionnière, notamment dans les domaines de la numérisation et de la modernisation de l’administration judiciaire, soulignant une volonté politique claire de renforcer le partenariat.
Le Maroc, de son côté, a réaffirmé sa disponibilité à partager son savoir-faire pour bâtir une coopération judiciaire plus solide et innovante.
Lors de cette visite , la délégation marocaine a participé à plusieurs ateliers portant sur la gestion des ressources humaines, la digitalisation, la planification, ainsi que sur les mécanismes budgétaires et financiers. Des visites ont également été effectuées auprès de juridictions et institutions clés, dont le tribunal de première instance d’Abobo, la Direction des Affaires civiles et pénales et l’Institut National de la Formation Judiciaire
AK/Sf/APA





